Audrey HEPBURN (1929-1993)

Née un 4 mai

Audrey HEPBURN

1929-1993

    Bruxelloise née d'une mère néerlandaise et d'un père britannique, elle passe son adolescence aux Pays-Bas sous l’occupation allemande, où elle connaît la faim et transmet des messages pour la résistance lors de ses récitals de danse clandestins. Formée au ballet classique mais affaiblie par les privations de la guerre, elle se tourne vers le théâtre et le cinéma à Londres. Repérée par Colette, qui l’impose pour incarner « Gigi » à Broadway en 1951, elle décroche deux ans plus tard son premier grand rôle dans « Vacances romaines ». Le film lui vaut l’Oscar de la meilleure actrice dès sa première apparition en tête d’affiche. Suivent « Sabrina », « Drôle de frimousse », « Diamants sur canapé », « My Fair Lady » : l'une des actrices les plus adulées d'Hollywood impose alors, avec le couturier Hubert de Givenchy, une allure sobre et moderne qui rompt avec les canons de l’époque. À partir des années 1960, elle espace ses tournages pour se consacrer à sa vie de famille, puis donne un sens nouveau à sa notoriété. Nommée ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF en 1988, elle parcourt l'Éthiopie, le Bangladesh ou la Somalie pour alerter sur la famine et le sort des enfants, multipliant les missions jusqu’aux derniers mois de sa vie. Elle disait n’avoir jamais oublié l’aide reçue, enfant, des organisations humanitaires après la Libération. Elle meurt en Suisse en 1993, quelques semaines après avoir reçu la Médaille présidentielle de la Liberté. Une des rares artistes à avoir remporté un Oscar, un Emmy, un Grammy et un Tony, elle laisse l’image d’une femme qui a mis sa grâce au service des autres : une star qui a choisi de finir sa vie au chevet des enfants oubliés.

    Ruth FIRST (1925-1982) Journaliste – Politique – Afrique du Sud

    Élevée parmi les fondateurs du Parti communiste sud-africain, elle choisit le journalisme comme arme : à la tête du « Guardian » puis de « New Age », elle documente pendant vingt ans ce que la presse blanche tait — le travail forcé dans les fermes de Bethal, les bidonvilles, les grèves, les expulsions. Ses enquêtes servent de pièces à conviction contre elle au procès pour trahison de 1956, où elle comparaît aux côtés de Nelson Mandela,, dont elle sort acquittée après quatre ans. Mariée à Joe Slovo, l'un des dirigeants de la lutte armée, interdite de publication et de réunion, elle continue d'écrire sous des noms d'emprunt et met en forme les discours de Mandela publiés sous le titre « No Easy Walk to Freedom ». En 1963, elle est la première femme blanche détenue sans procès en vertu de la loi des quatre-vingt-dix jours : cent dix-sept jours à l'isolement, qu'elle raconte dans « 117 Days », lu dans le monde entier. Exilée à Londres puis à Maputo, elle enseigne la sociologie, écrit sur les mineurs mozambicains et sur l'Afrique australe, et forme une génération de chercheurs. Le 17 août 1982, elle ouvre à l'université un colis piégé envoyé par la police sud-africaine et meurt sur le coup. Il faudra la commission Vérité et Réconciliation pour que le commanditaire, l'officier des services secrets Craig Williamson, avoue enfin — avant d'être amnistié en 2000. Sa fille Gillian Slovo et le cinéma ont depuis raconté sa vie.

    Alice LIDDELL (1852-1934) Modèle – Aquarelliste – Royaume-Uni

    Le 4 juillet 1862, sur une barque entre Oxford et Godstow, une petite fille de dix ans demande à un ami de sa famille de lui raconter une histoire pour passer le temps. Charles Dodgson improvise, pour elle et ses deux sœurs, celle d'une enfant qui tombe dans un terrier de lapin. À la fin, elle insiste : écrivez-la. Il met deux ans et demi à s'exécuter et lui offre le manuscrit pour Noël 1864 – c'est « Alice au pays des merveilles ». Devenue adulte, elle apprend la peinture auprès de John Ruskin et rapporte de ses voyages en France et en Italie une série d'aquarelles. Elle épouse en 1880 Reginald Hargreaves, dont elle aura trois fils ; deux sont tués pendant la Première Guerre mondiale. Ruinée, veuve, elle doit se résoudre en 1928 à vendre chez Sotheby's le manuscrit que Dodgson lui avait donné : quinze mille quatre cents livres, de quoi sauver sa maison. En 1932, l'université Columbia la fait docteure honoris causa. Elle meurt deux ans plus tard, à quatre-vingt-deux ans.

    Et vous, quelle femme célèbre est née le même jour que vous ?

    Découvrir