Henrietta SWAN LEAVITT (1868-1921)

Née un 4 juillet

Henrietta SWAN LEAVITT

1868-1921

    Ses découvertes ont littéralement changé notre compréhension de l’échelle de l’Univers. Travaillant comme « calculatrice » à l’Observatoire de Harvard à une époque où les femmes n’avaient pas accès aux télescopes, elle a analysé des milliers de plaques photographiques avec une précision mathématique hors du commun. En 1912, en étudiant les étoiles variables dans les Nuages de Magellan, elle a découvert la relation période-luminosité des Céphéides. Cette loi fondamentale a permis aux astronomes d’utiliser ces étoiles comme des « chandelles standards » pour mesurer les distances cosmiques. Sans ses travaux, Edwin Hubble n’aurait jamais pu prouver que l’Univers s’étend bien au-delà de la Voie lactée et qu’il est en expansion. Malgré l’importance capitale de sa découverte pour l’astrophysique moderne, elle est restée longtemps dans l’ombre, son nom n’étant associé qu’à titre posthume aux plus grandes avancées du XXe siècle. Atteinte de surdité et de santé fragile, elle a fait preuve d’une persévérance exemplaire, publiant ses résultats avec une rigueur qui fait encore autorité. Elle a ouvert la voie à la cosmologie observationnelle en fournissant la règle à calcul nécessaire pour arpenter l’espace profond. Aujourd’hui, elle est reconnue comme l’une des esprits les plus brillants de l’astronomie, ayant permis de passer d’une vision galactique à une vision universelle de notre monde.

    Hélène BERTAUX (1825-1909) Sculptrice – France

    Sculptrice et stratège, elle a passé sa vie à forcer les portes que l'art officiel tenait fermées aux femmes. Formée dans l'atelier de son beau-père, le sculpteur Pierre Hébert, elle expose au Salon dès vingt-quatre ans et signe, après son mariage, du nom de son mari — Mme Léon Bertaux —, usage de l'époque qui a longtemps effacé son prénom. Elle taille le marbre, travail qu'on juge alors impropre à une femme, obtient commandes publiques et récompenses, jusqu'à cette « Psyché sous l'empire du mystère » qui fait sensation au Salon de 1889. Mais son œuvre la plus durable est ailleurs. En 1873, constatant que l'École des beaux-arts demeure interdite aux femmes, elle ouvre le premier cours de sculpture qui leur soit destiné, puis une véritable école. En 1881, elle fonde l'Union des femmes peintres et sculpteurs, qui organise dès l'année suivante son propre Salon : pour la première fois, des centaines d'artistes peuvent exposer sans dépendre du bon vouloir d'un jury exclusivement masculin. Vingt ans durant, elle plaide, écrit aux ministres, revient à la charge. L'École des beaux-arts s'ouvre enfin aux femmes en 1897, et le concours du prix de Rome en 1903 — deux victoires arrachées une à une, à un âge où d'autres se retirent. Elle s'éteint en 1909, laissant derrière elle une institution forte de près d'un millier de membres et une génération de sculptrices qui n'auront plus à demander la permission d'apprendre.

    Et vous, quelle femme célèbre est née le même jour que vous ?

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