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Née un 16 novembre
Jeanne d’ALBRET
1527-1572
Reine de Navarre et infatigable femme politique du camp protestant au XVIe siècle, elle est une femme d’une culture immense et d’une piété rigoureuse,. Elle a imposé la Réforme dans ses États, défiant l’autorité de la couronne de France et de la papauté. Mère d’Henri IV, elle a consacré sa vie à protéger l’indépendance de son royaume et les libertés religieuses de ses sujets. Durant les guerres de Religion, elle a dirigé avec une main de fer la résistance depuis La Rochelle, s’affirmant comme une stratège hors pair. Elle a su naviguer entre les complots de Catherine de Médicis pour assurer l’avenir de sa dynastie. Sa correspondance révèle une femme d’État lucide, rejetant les compromis qui auraient trahi sa foi. Elle a également favorisé l’alphabétisation en faisant traduire la Bible dans les langues locales. Sa mort soudaine à Paris en 1572 a privé les huguenots de leur plus solide soutien moral. Elle reste le symbole d’une noblesse engagée et d’une force de conviction inébranlable. Son héritage politique a permis à son fils d’accéder au trône et de pacifier la France par l’Édit de Nantes.
Sœur Emmanuelle (1908-2008) Religieuse – Humanitaire – Belgique
Religieuse et humanitaire franco-belge, la « petite sœur des chiffonniers » du Caire fut l'une des figures les plus aimées de son siècle. Née Madeleine Cinquin à Bruxelles, d'un père français et d'une mère belge, elle voit à six ans son père se noyer sous ses yeux — blessure fondatrice d'une vie donnée aux autres. Entrée en 1931 chez les sœurs de Notre-Dame de Sion sous le nom d'Emmanuelle, « Dieu avec nous », elle enseigne pendant quatre décennies à Istanbul, Tunis et Alexandrie. Puis, en 1971, à 62 ans — l'âge où d'autres se retirent —, elle commence sa vraie vie : elle s'installe dans les bidonvilles du Caire, parmi les chiffonniers d'Ezbet-el-Nakhl puis du Mokattam, et partage pendant vingt-deux ans leur cabane, leur misère et leur espérance. Écoles, dispensaires, maternités, jardins d'enfants sortent de terre à son appel ; l'association Asmae, qu'elle fonde en 1980, poursuit aujourd'hui son œuvre auprès des enfants de plusieurs continents. Rappelée en France par sa congrégation en 1993, elle met sa notoriété — son franc-parler, son « Yalla ! » légendaire — au service des mal-logés et des sans-abri, et raconte son chemin dans des livres lus par des millions de lecteurs. Élevée à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur, elle s'éteint le 20 octobre 2008 à Callian, un mois avant son centième anniversaire ; la France lui rend un hommage national à Notre-Dame de Paris.