Portrait à venir

Née un 28 septembre

Marielle GOITSCHEL 1945

    Une des skieuses alpines les plus titrées de l’histoire du sport français qui a dominé les pistes du monde entier dans les années 1960. Originaire de Val d’Isère, elle s’illustre dès l’âge de 17 ans en remportant le titre de championne du monde de combiné en 1962. Au cours de sa carrière fulgurante, elle accumule un palmarès exceptionnel comprenant deux médailles d’or olympiques : une en slalom géant à Innsbruck en 1964 et une en slalom à Grenoble en 1968. Avec sept titres de championne du monde, elle reste encore aujourd’hui l’une des athlètes les plus médaillées de sa discipline. Connue pour son tempérament de feu et son franc-parler légendaire, elle formait avec sa sœur Christine un duo emblématique qui a popularisé le ski en France. Elle est également la première skieuse à avoir remporté la Coupe du monde de ski alpin lors de sa création en 1967 dans plusieurs catégories. Après sa retraite sportive précoce à 23 ans, elle s’investit dans la vie publique et politique, tout en restant une figure médiatique incontournable. Elle a notamment œuvré pour le développement de l’enseignement du ski pour les enfants et la promotion des stations de sports d’hiver. Son caractère audacieux et son palmarès hors norme ont ouvert la voie à de nombreuses générations de championnes françaises. Décorée de la Légion d’honneur, elle demeure une icône nationale du sport et  symbolise une époque dorée du ski français.

    Brigitte BARDOT (1934-2025) Artiste – Protectrice des animaux – France

    Elle se destine d’abord à la danse classique avant d’être repérée par le monde de la mode et faire la couverture du magazine Elle dès l’âge de 15 ans. Sa rencontre avec le réalisateur Roger Vadim, qu’elle épouse en 1952, propulse sa carrière cinématographique. En 1956, le film Et Dieu… créa la femme fait l’effet d’une explosion culturelle mondiale. En incarnant une jeune femme libre, sensuelle et affranchie des conventions morales de l’après-guerre, celle que l’on surnomme désormais « BB » brise les carcans de la société victorienne et devient du jour au lendemain le symbole universel de la révolution sexuelle et de la modernité féminine. Pendant près de deux décennies, Brigitte Bardot règne sur le cinéma mondial et la chanson française, tournant avec les plus grands réalisateurs de son temps comme Henri-Georges Clouzot dans La Vérité, Jean-Luc Godard dans Le Mépris ou Louis Malle dans Viva Maria ! Également icône musicale, elle interprète des titres mythiques écrits pour elle par Serge Gainsbourg, tels que Harley Davidson ou Bonnie and Clyde. Sa notoriété et son image sont si indissociables de la France qu’en 1969, le général de Gaulle accepte qu’elle devienne la toute première femme réelle à prêter ses traits au buste de Marianne dans les mairies de la République. Cependant, traquée sans relâche par les paparazzi et étouffée par une célébrité démesurée, elle prend une décision inédite dans l’histoire du cinéma. En 1973, au sommet de sa gloire et âgée de seulement 38 ans, elle met définitivement fin à sa carrière d’actrice pour se consacrer exclusivement à la cause animale. En 1986, elle vend aux enchères ses biens personnels et ses bijoux pour créer la Fondation Brigitte Bardot, reconnue d’utilité publique. Devenue une militante intransigeante et passionnée, elle mène des combats médiatiques mondiaux contre la chasse aux phoques, le commerce de la fourrure, l’hippophagie et l’abattage rituel. Ses prises de position politiques et sociétales ultérieures, souvent très radicales et polémiques, lui vaudront plusieurs condamnations judiciaires, composant le profil complexe d’une personnalité entière qui aura marqué le 20ème siècle. En complément : https://www.fondationbrigittebardot.fr/

    Beulah Louise HENRY (1887-1973) Inventrice – États-Unis

    Surnommée « la Lady Edison », elle a déposé 49 brevets et conçu plus de cent dix inventions — davantage que toute autre femme de son temps. Née à Raleigh, en Caroline du Nord, petite-fille d'un ancien gouverneur de l'État, elle dessine des machines dès l'âge de neuf ans et passe son enfance à relever ce qui, autour d'elle, fonctionne mal. Étudiante à Elizabeth College de Charlotte, elle obtient son premier brevet en 1912, avant même d'être diplômée, pour une sorbetière sous vide qui ne réclame presque pas de glace. Elle s'installe ensuite à New York avec sa mère, fonde la Henry Umbrella and Parasol Company puis la B.L. Henry Company, et travaille de 1939 à 1955 comme inventrice pour les Nicholas Machine Works. Elle vit à l'hôtel, ne se marie jamais, et emploie des maquettistes, des dessinateurs et des avocats pour transformer ses idées en objets. Son ombrelle à housses interchangeables permet d'accorder son parasol à sa robe sans en racheter un ; sa méthode de gonflage remplace le rembourrage lourd des poupées ; sa machine à coudre à double point de chaînette, sans canette, double la vitesse de couture et casse beaucoup moins — elle équipe encore les usines aujourd'hui. Sans aucune formation d'ingénieure, elle disait voir ses inventions lui apparaître achevées. Elle est entrée en 2006 au National Inventors Hall of Fame.

    Caroline EARLE WHITE (1833-1916) Protectrice des animaux – États-Unis

    Pionnière américaine de la cause animale, élevée chez les quakers de Philadelphie par un père avocat de l'abolition de l'esclavage — l'école de tous ses combats. Bouleversée depuis l'enfance par le sort des chevaux de trait battus dans les rues, elle cofonde en 1867 la société protectrice des animaux de Pennsylvanie, mais les hommes lui en refusent la direction : qu'à cela ne tienne, elle crée en 1869 sa branche féminine, qu'elle présidera un demi-siècle. On lui doit le premier refuge animalier des États-Unis, des fontaines à chevaux, des ambulances pour bêtes blessées et l'idée neuve que la ville doit soigner ses animaux plutôt que les abattre. En 1883, elle fonde avec Adele Biddle l'American Anti-Vivisection Society, première du continent, et son journal, qu'elle dirige jusqu'à sa mort. Écrivaine et voyageuse, cette infatigable a offert à l'Amérique sa conscience animale. Sa branche féminine invente aussi l'ambulance hippomobile pour les chevaux blessés et les leçons de bonté envers les bêtes dans les écoles. Avec son « Journal of Zoophily », lancé en 1892, la cause dépasse la Pennsylvanie et gagne tout le pays.

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