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Née un 13 septembre
Clara WIECK SCHUMANN
1819-1896
Pianiste virtuose et compositrice de génie, considérée comme l’une des plus grandes musiciennes de l’ère romantique. Formée de manière rigoureuse par son père, Friedrich Wieck, elle entame une carrière d’enfant prodige à travers l’Europe dès l’âge de neuf ans. En 1840, après une longue bataille juridique contre son père, elle épouse le compositeur Robert Schumann, formant l’un des couples les plus célèbres de l’histoire de la musique. Malgré ses huit enfants et les troubles mentaux de son mari, elle maintient une carrière internationale exceptionnelle, interprétant ses propres œuvres et celles de Robert à travers le continent. Compositrice prolifique, elle laisse derrière elle un catalogue remarquable comprenant un concerto pour piano, de la musique de chambre et des lieder d’une grande profondeur expressive. Après la mort de Robert en 1856, elle consacre une grande partie de sa vie à l’édition et à la promotion de l’œuvre de son défunt mari. Elle entretient également une amitié indéfectible et une complicité musicale intense avec Johannes Brahms, dont elle fut l’une des premières conseillères. Pionnière du récital moderne, elle est la première à jouer de mémoire en public, imposant de nouveaux standards de performance. Elle termine sa carrière comme enseignante renommée au Conservatoire Hoch de Francfort, transmettant son savoir à une nouvelle génération de pianistes. Clara Schumann reste aujourd’hui un symbole de résilience et d’excellence, ayant réussi à s’imposer dans un monde musical largement dominé par les hommes.
Zoïa KOSMODEMIANSKAÏA (1923-1941) Résistante – Russie
Première femme Héros de l'Union soviétique de la Seconde Guerre mondiale et martyre de la résistance à l'invasion nazie. Lycéenne moscovite de dix-huit ans, elle se porte volontaire en octobre 1941, alors que la Wehrmacht est aux portes de Moscou, pour une unité de sabotage opérant derrière les lignes ennemies. Capturée fin novembre dans le village de Petrichtchevo alors qu'elle incendiait des cantonnements allemands, elle est battue, fouettée et promenée pieds nus dans la neige toute une nuit durant, sans livrer ni son nom, ni sa mission, ni ses camarades. Pendue le 29 novembre 1941 devant les villageois rassemblés, elle lance du haut de l'échafaud un dernier défi à l'occupant : « Vous ne pourrez jamais pendre les cent quatre-vingt-dix millions d'entre nous. » Son corps resta exposé des semaines. Son histoire, révélée par la presse en 1942, souleva le pays entier et fit d'elle l'un des visages du courage face à la barbarie.