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Née un 14 septembre
Amy WINEHOUSE
1983-2011
Autrice-compositrice-interprète dont la voix de contralto et le mélange unique de soul, de jazz et de R&B ont marqué l’histoire de la musique contemporaine. Issue d’une famille de passionnés de jazz, elle publie son premier album, Frank, en 2003, qui lui vaut une reconnaissance critique immédiate pour son écriture franche et son talent vocal. C’est toutefois avec son second opus, Back to Black (2006), qu’elle devient une icône mondiale, portée par des titres comme « Rehab » et « You Know I’m No Good ». Cet album lui permet de remporter cinq Grammy Awards en une seule soirée en 2008, un record pour une artiste féminine britannique à l’époque. Son style visuel, caractérisé par sa coiffure en « ruche » (beehive) et ses traits d’eye-liner marqués, est devenu aussi célèbre que sa musique. Derrière le succès, Amy Winehouse a mené un combat public et douloureux contre ses addictions et des troubles de la santé mentale, des thèmes qu’elle explorait avec une honnêteté brutale dans ses chansons. Sa mort tragique à l’âge de 27 ans , en 2011, a suscité une vive émotion à travers le monde et a relancé les discussions sur la pression médiatique et la prise en charge des artistes. Elle est souvent citée comme ayant une influence majeure par des stars telles qu’Adèle ou Lady Gaga, ayant ouvert la voie au retour de la soul féminine dans les classements populaires. Son héritage musical demeure immense, porté par une authenticité émotionnelle qui continue de toucher de nouvelles générations. En 2012, sa famille a créé la Fondation Amy Winehouse pour aider les jeunes vulnérables confrontés aux problèmes de dépendance. Elle reste aujourd’hui l’une des artistes les plus talentueuses et regrettées de sa génération.
Béatrice de ROTHSCHILD (1864-1934) Collectionneuse – Mécène – France
Baronne Ephrussi de Rothschild, elle marque l'histoire du mécénat et des arts décoratifs en léguant à la France l'une des plus exceptionnelles collections artistiques de la Côte d'Azur. Issue de la branche française de l'illustre famille de banquiers, elle grandit au milieu des chefs-d'œuvre et développe une passion précoce pour la quête d'objets rares, le dessin et le jardinage. Mariée au banquier Maurice Ephrussi dont elle se sépare rapidement, elle consacre son immense fortune à constituer un patrimoine artistique d'une valeur inestimable, rassemblant porcelaines de Sèvres, tapisseries des Gobelins et tableaux de maîtres. Entre 1907 et 1912, elle concrétise son chef-d'œuvre architectural en faisant bâtir sur le cap Ferrat une villa de style Renaissance italienne, peinte en rose et entourée de neuf jardins thématiques d'une féerie spectaculaire. Elle supervise le chantier avec une rigueur absolue, imposant ses visions esthétiques les plus audacieuses aux meilleurs architectes et paysagistes de son époque. Sans descendance directe à sa mort, elle choisit de léguer sa résidence de Saint-Jean-Cap-Ferrat et ses collections à l'Académie des beaux-arts pour en faire un musée ouvert au public. Elle s'éteint à l'âge de 69 ans en laissant le souvenir d'une grande collectionneuse dont la passion visionnaire préserve aujourd'hui encore l'un des joyaux du patrimoine culturel français. En complément : https://www.academiedesbeauxarts.fr/beatrice-ephrussi-de-rothschild
Mila RACINE (1919-1945) Résistante – France
Jeune résistante juive, elle a sauvé des enfants en les conduisant vers la Suisse et a refusé de s'évader pour ne pas les abandonner. Née à Moscou, elle arrive à Paris en 1926 avec sa famille, qui fuit le régime bolchevique. Après la défaite de 1940, elle se réfugie dans le Sud-Ouest et s'engage dans l'aide aux Juifs internés, notamment au camp de Gurs, au sein d'organisations de jeunesse juives. Elle dirige ensuite en Haute-Savoie un groupe du Mouvement de jeunesse sioniste et participe à la création d'une filière clandestine vers la Suisse, puis convoie des groupes d'enfants et d'adultes depuis Nice jusqu'à la frontière. Le 21 octobre 1943, le convoi qu'elle mène avec Roland Epstein est intercepté à Saint-Julien-en-Genevois, et elle est enfermée à l'hôtel Pax d'Annemasse, siège de la Gestapo. Le maire, Jean Deffaugt, obtient la libération de quelques enfants et lui propose un plan d'évasion, qu'elle refuse par crainte de représailles sur les enfants restés prisonniers. Cachant sa judéité, elle est déportée à Ravensbrück, puis transférée vers Mauthausen, et meurt en mars 1945 à Amstetten, lors d'un bombardement allié. Elle reçoit à titre posthume la Croix de guerre et la médaille de la Résistance. Marianne Cohn prit sa relève dans le convoyage des enfants.