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Née un 28 janvier
COLETTE
1873-1954
De son vrai nom, Sidonie Gabrielle Colette, dite Colette, elle est l’une des romancières les plus célèbres et transgressives de la littérature française. Elle débute sa carrière sous la contrainte de son premier mari, Willy, qui signe de son propre nom la célèbre série des Claudine, un immense succès populaire. Devenue libre, elle s’émancipe par l’écriture et mène une vie audacieuse de mime et de danseuse de music-hall, bousculant les mœurs de la Belle Époque. Son œuvre, profondément charnelle et sensorielle, célèbre la nature, les animaux et les complexités de l’amour, notamment dans des chefs-d’œuvre comme Chéri (1920) ou « Le Blé en herbe » (1923). Styliste hors pair, elle excelle à dépeindre la psychologie féminine et les désirs avec une liberté de ton totalement inédite pour son temps. Elle entre également dans l’histoire en devenant la première femme présidente de l’académie Goncourt en 1949. Reconnue comme un monument national, elle est la première femme à recevoir des obsèques nationales religieuses à sa mort en 1954. Son héritage littéraire demeure le symbole d’une liberté féminine conquise par la force de la plume.
Kathleen LONSDALE (1903-1971) Cristallographe – Royaume-Uni
Benjamine de dix enfants d'un postier du comté de Kildare, elle quitte l'Irlande à cinq ans pour l'Essex et passe du lycée de filles au lycée de garçons, seul établissement d'Ilford à enseigner les mathématiques et les sciences. Sortie de Bedford College en 1922 avec la meilleure note de physique jamais obtenue à l'université de Londres, elle est aussitôt recrutée par William Henry Bragg. En 1929, par diffraction des rayons X sur l'hexaméthylbenzène, elle établit que le cycle du benzène est plat : la question divisait les chimistes depuis soixante ans. Deux ans plus tard, elle est la première à employer les méthodes de Fourier pour résoudre une structure cristalline, celle de l'hexachlorobenzène. Quaker et pacifiste, elle refuse en 1943 de se faire enregistrer pour la défense civile, puis de payer l'amende : elle passe un mois à la prison de Holloway et en tire une campagne pour la réforme pénitentiaire qu'elle mènera jusqu'à sa mort. En 1945, avec la microbiologiste Marjory Stephenson, elle est l'une des deux premières femmes élues à la Royal Society, trois siècles après la fondation de celle-ci. Elle sera ensuite la première femme professeure de l'University College de Londres, la première à présider l'Union internationale de cristallographie, puis la première à présider l'Association britannique pour l'avancement des sciences.