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Née un 11 août
Eva AHNERT-ROHLFS
1912-1954
Après avoir repris ses études pendant la seconde guerre mondiale, elle s’est distinguée à l’observatoire de Sonneberg. Ses recherches ont porté sur la structure complexe et l’origine du courant météoritique des Perséides. Elle a brillamment soutenu sa thèse de doctorat en astrophysique à l’Université d’Iéna en 1951. Ses travaux sur l’étude des étoiles variables et la poussière interstellaire et la pression de radiation ont fait date dans sa discipline. Elle a formé avec son époux, Paul Oswald Ahnert, un couple scientifique influent en Allemagne. En tant que femme dans un milieu masculin, elle a imposé son expertise par des observations d’une précision rare. Sa carrière fut tragiquement écourtée par son décès prématuré à l’âge de quarante et un ans seulement. Elle a laissé derrière elle des publications fondamentales sur les perturbations des courants de météores et reste une figure inspirante de persévérance intellectuelle pour les astronomes d’aujourd’hui.
Anna Maria Luisa de MÉDICIS (1667-1743) Mécène – Toscane
Fille unique du grand-duc Côme III, mariée à l'Électeur palatin Jean-Guillaume, elle fait de la cour de Düsseldorf l'un des grands foyers musicaux d'Europe en y attirant les meilleurs instrumentistes italiens. Son mariage reste sans enfant, comme ceux de ses deux frères : la branche aînée des Médicis, qui règne sur la Toscane depuis près de trois siècles, va s'éteindre avec eux. Son père modifie en 1713 la loi de succession pour qu'elle puisse régner, et passe ses dernières années à plaider sa cause auprès des puissances européennes ; celles-ci en décident autrement et attribuent en 1735 la Toscane à François-Étienne de Lorraine. Veuve et rentrée à Florence, elle hérite à la mort de son frère Jean-Gaston, en 1737, de tout ce que les Médicis avaient accumulé en trois cents ans — les Offices, le palais Pitti, les villas, les tableaux, les statues, les livres, les bijoux. Le 31 octobre de la même année, elle signe le Pacte de famille : elle lègue l'ensemble à l'État toscan, à la condition expresse qu'aucune pièce n'en sorte jamais de Florence. Cette clause, respectée depuis, a sauvé les collections du démembrement et fait de Florence ce qu'elle est.