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Née un 21 décembre
Jane FONDA 1937
Icône du cinéma mondial et de l’activisme social sur six décennies, sa carrière d’actrice, récompensée par deux Oscars, témoigne d’une exigence artistique et d’une rare intelligence de jeu. Au-delà de l’écran, elle a révolutionné l’industrie du bien-être dans les années 1980 avec ses vidéos d’aérobic, devenant une pionnière de l’entrepreneuriat féminin. Femme de convictions, elle a utilisé sa notoriété pour dénoncer la guerre du Vietnam, un engagement qui a durablement marqué son image publique. Féministe convaincue, elle a lutté sans relâche pour l’égalité des genres et les droits des femmes à travers le monde. Son militantisme écologique actuel prouve une résilience et une vitalité intellectuelle hors du commun à plus de 80 ans. Elle a su se réinventer à chaque étape de sa vie, passant de sex-symbol à égérie de la résistance civile. Sa vie privée, souvent scrutée, reflète une quête permanente d’indépendance et de vérité intérieure. Jane Fonda incarne la fusion parfaite entre la star hollywoodienne et la citoyenne engagée. Son héritage mêle excellence cinématographique, audace politique et influence culturelle majeure. Elle demeure une voix puissante et respectée dans les débats contemporains sur le climat et la justice.
Cécile DEWITT-MORETTE (1922-2017) Physicienne – Mathématicienne – France
Fille d'un ingénieur des Mines, Cécile Morette vient au monde dans l'enceinte même de l'École des mines de Paris, où vit son grand-père. Elle rêve de chirurgie mais étudie la physique, les mathématiques et la chimie à Caen, puis à Paris. Le 6 juin 1944, alors qu'elle passe un examen, sa mère, sa grand-mère et l'une de ses sœurs sont tuées dans le bombardement de Caen. La même année, elle entre au CNRS dans le laboratoire d'Irène et Frédéric Joliot-Curie. Elle part se former à Dublin auprès de Walter Heitler, soutient sa thèse en 1947, puis travaille à l'institut de Niels Bohr à Copenhague et à l'Institute for Advanced Study de Princeton, invitée par Robert Oppenheimer. Elle y rencontre le physicien Bryce DeWitt, qu'elle épouse en 1951. Installée aux États-Unis, elle veut aider la science française à se relever de la guerre. En 1951, elle fonde l'École de physique des Houches, en Haute-Savoie, une école d'été de physique théorique qu'elle dirige jusqu'en 1972 et dont plusieurs élèves et professeurs recevront le prix Nobel. Longtemps écartée des postes titulaires par crainte d'accusations de népotisme, elle devient professeure à l'université du Texas à Austin, à temps plein seulement en 1987. Spécialiste de l'intégrale de chemin en physique quantique, elle reçoit le Marcel Grossmann Award en 2002 et devient officière de la Légion d'honneur en 2011. Elle meurt en 2017.
Florence GRIFFITH-JOYNER (1959-1998) Athlète – États-Unis
Athlète américaine, sprinteuse, septième de onze enfants, elle grandit dans le quartier de Watts, à Los Angeles. Contrainte de quitter l'université pour aider sa famille, elle devient guichetière dans une banque, jusqu'à ce que l'entraîneur Bob Kersee lui trouve une aide financière pour reprendre ses études à UCLA, où elle obtient une licence de psychologie en 1983. Médaillée d'argent du 200 m aux Jeux de Los Angeles en 1984, elle épouse en 1987 le champion olympique du triple saut Al Joyner, devenant la belle-sœur de Jackie Joyner-Kersee. En juillet 1988, lors des sélections américaines, elle court le 100 m en 10 s 49, un record du monde toujours en vigueur, même si la mesure du vent de cette course est contestée. Aux Jeux de Séoul, celle que l'on surnomme « Flo-Jo » remporte le 100 m, le 200 m en 21 s 34, autre record du monde, et le relais 4 × 100 m, ainsi que l'argent du 4 × 400 m. Elle marque aussi les esprits par ses tenues, qu'elle dessine souvent elle-même, et ses ongles très longs. Sa progression très rapide et sa musculature accrue font naître des soupçons de dopage ; elle les a toujours démentis et n'a jamais été contrôlée positive. Elle se retire en février 1989, quelques jours avant un vote instaurant des contrôles antidopage inopinés toute l'année. Elle dessine ensuite les maillots des Indiana Pacers et copréside de 1993 à 1998 le Conseil présidentiel pour la condition physique. Elle meurt dans son sommeil en 1998, à 38 ans, lors d'une crise d'épilepsie liée à une malformation vasculaire cérébrale congénitale.
Chris EVERT (1954) Athlète – États-Unis
Joueuse de tennis américaine, originaire de Fort Lauderdale, en Floride, formée par son père Jimmy Evert, entraîneur professionnel et ancien vainqueur des championnats du Canada. Pour sa première participation à l'US Open, en 1971, elle atteint les demi-finales à 16 ans. Joueuse de fond de court d'une grande régularité, elle est l'une des premières à réussir avec un revers à deux mains, devenu depuis la norme. De 1974 à 1986, elle gagne au moins un tournoi du Grand Chelem chaque année, soit 18 titres en simple, dont sept à Roland-Garros, record chez les femmes, et six à l'US Open. Sur terre battue, elle aligne 125 victoires consécutives entre 1973 et 1979. Première numéro 1 du classement informatique de la WTA, instauré en 1975, elle termine sept saisons en tête et remporte 157 tournois en simple. Avec Martina Navrátilová, sa grande rivale, qu'elle affronte 80 fois, elle domine le tennis féminin du milieu des années 1970 au milieu des années 1980. En 1976, elle est la première femme désignée seule sportive de l'année par Sports Illustrated. Présidente de la WTA en 1975-1976 puis de 1983 à 1991, elle quitte le circuit après l'US Open 1989 et entre à l'unanimité au Hall of Fame en 1995. Mariée successivement à John Lloyd, à Andy Mill, père de ses trois fils, puis à Greg Norman, elle possède avec son frère John une académie de tennis à Boca Raton et commente le Grand Chelem pour ESPN depuis 2011. Atteinte d'un cancer de l'ovaire découvert en 2022, la maladie qui a emporté sa sœur Jeanne en 2020, elle annonce une nouvelle récidive en 2026.
Édith MOURIER (1920-2017) Mathématicienne – France
Pionnière de la théorie des probabilités et de la statistique mathématique moderne. Brillante étudiante, elle intègre l’École normale supérieure de jeunes filles de Sèvres en 1933 avant de s’orienter vers la recherche fondamentale. Durant la Seconde Guerre mondiale, elle travaille sous la direction du grand mathématicien Maurice Fréchet, qui discerne immédiatement son intuition scientifique exceptionnelle. En 1952, elle soutient une thèse d’État magistrale qui marque l’histoire de la discipline : elle y définit les variables aléatoires à valeurs dans un espace de Banach. Cette avancée conceptuelle majeure, connue sous le nom d’« espace de Mourier », permet d’étendre les lois des grands nombres à des structures géométriques infinies. Ses théorèmes révolutionnaires trouvent rapidement des applications directes en physique statistique, en économétrie et dans l’étude des processus stochastiques complexes. Nommée professeure à la Faculté des sciences de Poitiers, puis à l’université de Paris dans les années 1960, elle y enseigne avec une clarté et une rigueur unanimement saluées. Chercheuse de renommée internationale, elle collabore avec les plus grands probabilistes de son temps, à l’image d’Ulf Grenander. Elle s’implique également de manière décisive dans la structuration de l’enseignement des statistiques en France, formant des générations de mathématiciens de premier plan. Tout au long de sa carrière à l’université Pierre-et-Marie-Curie (Paris VI), elle œuvre avec discrétion et bienveillance pour l’insertion des jeunes femmes dans la recherche en mathématiques.