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Née un 4 janvier
Johanna WESTERDIJK
1883-1961
Phytopathologue et mycologue, elle est devenue en 1917 la toute première femme Professeure d’université en son pays. Nommée à l’université d’Utrecht, elle fait tomber une immense barrière dans le monde académique de son époque et devient une référence mondiale pour l’étude des maladies des plantes. Elle dirige pendant plus de quarante ans le Centraalbureau voor Schimmelcultures (CBS), transformant ce laboratoire en un centre d’excellence mondial abritant la plus grande collection de cultures de champignons vivants au monde. Ses recherches novatrices se concentrent sur les maladies fongiques qui frappent les arbres et les cultures agricoles, jouant un rôle historique déterminant dans l’identification de l’agent pathogène responsable de la maladie de l’orme. Scientifique passionnée, pédagogue hors pair et dotée d’une forte personnalité, elle supervise les thèses de plus de cinquante doctorants, dont une immense majorité de femmes, favorisant activement leur place dans la recherche scientifique. Membre de la prestigieuse Académie royale des arts et des sciences des Pays-Bas, son œuvre dans l’étude des micro-organismes et de la santé des végétaux continue d’influencer profondément la biologie et l’agriculture modernes.
Martha Christina TIAHAHU (1800-1818) Résistante – Indonésie
Fille du capitaine Paulus Tiahahu, chef de guerre des Moluques, elle grandit sur l'île de Nusalaut sans avoir connu sa mère. À dix-sept ans, elle suit son père dans la grande révolte de 1817 menée par Pattimura contre le retour des colonisateurs néerlandais : cheveux au vent, un foulard rouge en bandeau, elle combat au corps à corps aux côtés des guerriers et galvanise les femmes de l'île, qui rejoignent la bataille. Capturée puis relâchée en raison de son jeune âge, elle reprend aussitôt la guérilla dans les montagnes. Reprise à la fin de 1817, alors que son père est condamné à mort et exécuté, elle est embarquée avec d'autres prisonniers vers Java pour y être réduite aux travaux forcés dans les plantations de café. À bord du navire, elle refuse toute nourriture et tout soin : elle meurt en mer le 2 janvier 1818, deux jours avant ses dix-huit ans, et son corps est immergé dans la mer de Banda. Proclamée héroïne nationale d'Indonésie en 1969, elle a sa statue face à la mer à Ambon, et la marine indonésienne a donné son nom à l'un de ses navires.