Louise WEISS (1893-1983)

Née un 25 janvier

Louise WEISS

1893-1983

    Figure politique majeure, considérée comme l’une de plus grandes pionnières du féminisme et de la construction européenne. Agrégée de lettres à seulement 21 ans, elle s’engage activement dans le journalisme après la Première Guerre mondiale et fonde la revue L’Europe nouvelle, un organe de référence pour la paix internationale et la diplomatie européenne. Durant l’entre-deux-guerres, révoltée par le fait que les Françaises n’aient pas le droit de vote, elle crée l’association La Femme nouvelle et mène des actions spectaculaires et médiatiques pour obtenir l’égalité des droits politiques. Résistante courageuse pendant la Seconde Guerre mondiale, elle édite clandestinement le journal La Nouvelle République pour défier l’occupant. Après le conflit, elle parcourt le monde comme grand reporter, réalisant de nombreux documentaires et écrivant des mémoires précieux sur son époque. En 1979, lors des premières élections européennes au suffrage universel, elle est élue députée et prononce le discours d’ouverture du Parlement en tant que doyenne de l’assemblée. Aujourd’hui, le bâtiment principal du Parlement européen à Strasbourg porte fièrement son nom, honorant son combat infatigable pour l’unité et les droits civiques. À découvrir : https://lesvisitesdetheo.com/les-femmes-dans-lhistoire/

    Virginia WOOLF (1882-1941) Femme de lettres – Royaume-Uni

    Autrice incontournable de la littérature anglaise du XXᵉ siècle. Née  sous le nom d’Adeline Virginia Stephen, elle grandit dans une famille cultivée où les livres occupent une place essentielle. Très jeune, elle développe une passion pour l’écriture et la lecture. Son enfance est marquée par plusieurs drames familiaux, notamment la mort de sa mère lorsqu’elle a treize ans, puis celle de son père quelques années plus tard. Ces épreuves influencent profondément son œuvre et sa vie. Souffrant de troubles psychiques récurrents, elle connaît plusieurs périodes de dépression. Avec ses frères et sa sœur, Virginia Woolf participe à la création du célèbre groupe de Bloomsbury, un cercle d’intellectuels, d’artistes et d’écrivains qui défend des idées novatrices sur la littérature, la politique et la société. En 1912, elle épouse Leonard Woolf, écrivain et éditeur, qui l’accompagne et la soutient tout au long de sa carrière. Ensemble, ils fondent la maison d’édition Hogarth Press, qui publie les œuvres de nombreux auteurs majeurs ainsi que les siennes. Virginia Woolf révolutionne le roman grâce à son utilisation du monologue intérieur et à son exploration de la conscience humaine. Parmi ses romans les plus célèbres figurent Mrs Dalloway (1925), La Promenade au phare (To the Lighthouse, 1927) et Les Vagues (The Waves, 1931). Son écriture, poétique et innovante, s’intéresse au temps, à la mémoire et aux émotions. Elle est également une essayiste engagée. Dans Une chambre à soi (A Room of One’s Own, 1929), elle défend avec force le droit des femmes à l’éducation, à l’indépendance financière et à la création artistique. Cet essai est devenu un texte fondateur de la pensée féministe moderne. La Seconde Guerre mondiale et la dégradation de son état de santé aggravent ses souffrances. Craignant une nouvelle crise dont elle pense ne pas pouvoir se relever, Virginia Woolf met fin à ses jours le 28 mars 1941, en se noyant dans la rivière Ouse, dans le Sussex. Son œuvre est étudiée dans le monde entier et continue d’influencer la littérature contemporaine.

    Mademoiselle CLAIRON (1723-1803) Comédienne – France

    Fille naturelle d'un sergent et d'une femme qui la battait et voulait en faire une couturière, elle sait à peine lire à onze ans. Elle débute à douze ans à la Comédie-Italienne, joue quatre saisons à Rouen – où un soupirant éconduit fait paraître contre elle un libelle infâme –, puis entre à la Comédie-Française en 1743 par le rôle de Phèdre : elle est reçue sociétaire le mois suivant. Rivale de Mlle Dumesnil, elle travaille à l'inverse chaque vers, chaque mot, chaque intonation. En 1765, les comédiens refusent de jouer tant qu'un des leurs, coupable d'un faux serment, n'est pas exclu : on les jette en prison au For-l'Évêque. Elle y est conduite en carrosse, et tout Paris défile pour voir la chambre qu'on lui a meublée. Voltaire lui écrit qu'il est trop absurde « d'être au For-l'Évêque si on ne joue pas, et d'être excommunié par l'évêque si on joue ». Elle quitte le théâtre pour toujours et consacre le reste de sa vie à faire lever l'excommunication qui frappait les comédiens. En 1803, ses funérailles se déroulèrent enfin sans incident.

    Et vous, quelle femme célèbre est née le même jour que vous ?

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