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Née un 17 septembre
Madeleine PAULIAC
1912-1946
Héroïne de la Seconde Guerre mondiale qui a inspiré le film Les Innocentes. Engagée dans la Résistance intérieure dès 1940, elle participe au ravitaillement des maquis et aux réseaux de renseignement avant de rejoindre les forces de la France libre. En 1945, elle est nommée médecin-chef de l’hôpital français de Varsovie avec le grade de lieutenant. Sa mission consiste à organiser le rapatriement des prisonniers et déportés français, ce qui l’amène à parcourir des milliers de kilomètres dans une Pologne dévastée. Au cours de ses missions, elle découvre l’horreur des viols de masse commis par les soldats soviétiques, notamment sur des religieuses polonaises. Malgré les dangers et les tensions diplomatiques, elle soigne clandestinement ces femmes et les aide à accoucher dans le plus grand secret. Elle réalise plus de 200 expéditions de secours avec l’unité de la Croix-Rouge surnommée les « Escadrons bleus ». Son dévouement absolu lui permet de sauver des centaines de vies dans des conditions sanitaires précaires. Elle meurt tragiquement en février 1946 dans un accident de voiture lors d’une mission près de Varsovie. Décorée de la Légion d’honneur et de la Croix de guerre à titre posthume, elle reste un symbole de courage humanitaire face à la barbarie. Son histoire, restée longtemps méconnue a été redécouverte grâce aux notes personnelles conservées par son neveu.
Marianne COHN (1922-1944) Résistante – France
« Je trahirai demain, pas aujourd'hui. » Allemande réfugiée en France avec sa famille — Berlin, Barcelone, Berne, puis Moissac —, ses parents internés au camp de Gurs, elle entre à vingt ans au Mouvement de la jeunesse sioniste et devient convoyeuse : chaque semaine, elle conduit vers la frontière suisse des groupes d'enfants juifs promis à la déportation. Une première arrestation en 1943 lui inspire, en cellule, le poème « Je trahirai demain », devenu l'un des textes les plus bouleversants de la Résistance. Libérée, elle reprend aussitôt les passages. Le 31 mai 1944, à la sortie de Viry, elle est arrêtée avec son neuvième et dernier convoi d'enfants, âgés de trois à dix-huit ans. Emprisonnée à l'hôtel Pax d'Annemasse, torturée à plusieurs reprises, elle refuse l'évasion que lui propose la Résistance locale, de peur des représailles sur les enfants dont elle se déclare responsable. Dans la nuit du 8 juillet 1944, des miliciens français la sortent de sa cellule et la battent à mort, à Ville-la-Grand. Elle avait vingt et un ans. Tous les enfants du convoi ont survécu, sauvés par les interventions répétées de Jean Deffaugt, maire d'Annemasse.