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Née un 26 septembre
Marina TSVETAÏEVA
1892-1941
Une des voix les plus puissantes et tragiques de la poésie russe du XXe siècle, dont l’œuvre se distingue par une intensité émotionnelle et une technicité rythmique hors du commun. Née à Moscou dans une famille d’intellectuels, elle commence à écrire très jeune, publiant son premier recueil dès l’âge de 18 ans avec un succès immédiat. Sa vie est marquée par les tourmentes de l’histoire : elle traverse la révolution russe et la guerre civile dans une misère absolue, perdant l’une de ses filles de famine. Contrainte à l’exil en 1922, elle vit à Berlin, Prague puis Paris, où elle se sent profondément isolée, ne trouvant sa place ni parmi les émigrés blancs, ni dans le monde soviétique. Sa poésie, d’une syntaxe brisée et d’un lyrisme incandescent, explore les thèmes de l’amour passionnel, de la solitude et du destin tragique du poète face à la foule. Elle entretient des correspondances épistolaires célèbres et passionnées avec Rainer Maria Rilke et Boris Pasternak, formant avec eux un « triangle » littéraire légendaire. De retour en URSS en 1939 pour suivre son mari et sa fille, elle y retrouve une atmosphère de terreur : son mari est exécuté et sa fille envoyée au goulag. Privée de travail, totalement démunie et brisée par les persécutions staliniennes, elle met fin à ses jours en 1941 à Elabouga, en Sibérie. Longtemps censurée dans son pays, elle a été réhabilitée après sa mort, devenant une icône de la littérature mondiale. Son style unique, mêlant archaïsmes et modernité radicale, continue d’influencer profondément la poésie contemporaine.
Ethel MOUSTACCHI (1933-2016) Biologiste – France
Généticienne, pionnière mondiale de l’étude des mécanismes de réparation de l’ADN, d’origine grecque, elle s’installe en France pour mener ses études supérieures et soutient sa thèse de doctorat en 1964 à la Faculté des sciences de Paris. Chercheuse au CNRS, elle consacre la première partie de sa carrière à l’étude des mutations génétiques chez la levure, un organisme modèle qui lui permet de décoder les fondements de la survie cellulaire face aux agressions extérieures. En 1966, elle rejoint l’Institut du Radium (devenu Institut Curie) à Orsay, où elle prend la direction d’une unité de recherche d’excellence dédiée à la radiobiologie. Ses travaux novateurs démontrent comment les cellules réparent les lésions causées à leur ADN par les rayonnements ultraviolets et la radiothérapie. Elle devient une spécialiste incontournable de l’anémie de Fanconi, une maladie génétique rare caractérisée par une instabilité chromosomique et une prédisposition dramatique aux cancers. Scientifique de renommée internationale, elle publie plus de deux cents articles de référence et préside plusieurs sociétés savantes majeures, dont la Société française de génétique. Directrice de recherche de classe exceptionnelle au CNRS, elle met également son expertise au service de la santé publique en siégeant dans de nombreux comités d’éthique et de sécurité nucléaire. Tout au long de sa vie, elle milite avec ferveur pour le financement de la recherche fondamentale et pour la parité hommes-femmes dans les laboratoires. Officière de la Légion d’honneur et de l’ordre national du Mérite, elle est à la source de découvertes importantes pour la compréhension du cancer et du vieillissement cellulaire.
Marie-Amélie LE FUR (1988) Athlète – Dirigeante sportive – France
Elle est l'une des plus grandes figures du sport handisport français et une dirigeante engagée de premier plan, sacrée multiple championne paralympique d'athlétisme. Elle pratique l'athlétisme dès son plus jeune âge avec l'ambition de devenir sapeur-pompier professionnel. En 2004, à l'âge de 15 ans, sa vie bascule lorsqu'un grave accident de scooter entraîne l'amputation de sa jambe gauche au-dessous du genou. Portée par une résilience exceptionnelle, elle réapprend à courir seulement quatre mois plus tard grâce à une prothèse adaptée et reprend la compétition chez les valides puis en handisport. Au cours d'une carrière sportive internationale étincelante, en catégorie T44 puis T64, elle s'impose comme une référence mondiale sur le sprint et le saut en longueur. Elle participe à quatre éditions des Jeux paralympiques — Pékin 2008, Londres 2012, Rio 2016 et Tokyo 2021 — et accumule un palmarès impressionnant de neuf médailles paralympiques, dont trois titres en or : le 100 mètres à Londres, puis le 400 mètres et le saut en longueur à Rio, avec un record du monde à la clé. Elle décroche également douze médailles aux championnats du monde, dont quatre titres planétaires. En décembre 2018, Marie-Amélie Le Fur est élue présidente du Comité paralympique et sportif français, devenant la première femme et la première athlète paralympique en activité à prendre la tête de cette institution. Dans ce rôle capital, elle œuvre sans relâche pour la structuration du handisport, le développement de la pratique sportive pour les personnes en situation de handicap et l'égal accès aux infrastructures. Elle joue notamment un rôle central dans l'organisation et le succès retentissant des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Décorée de la Légion d'honneur et de l'ordre national du Mérite, Marie-Amélie Le Fur est une personnalité emblématique dont le parcours incarne l'excellence athlétique, la force de conviction et l'engagement pour une société plus inclusive.
Serena WILLIAMS (1981) Athlète – États-Unis
Joueuse de tennis américaine, cadette des cinq filles d'Oracene Price et de Richard Williams, qui l'entraînent avec sa sœur Venus. Originaire de Saginaw, dans le Michigan, elle commence le tennis à quatre ans à Compton, en Californie, puis rejoint à neuf ans l'académie de Rick Macci en Floride. Professionnelle en 1995, elle gagne son premier titre du Grand Chelem à l'US Open 1999. En 2002-2003, elle remporte les quatre tournois majeurs d'affilée, chaque fois contre Venus en finale : premier « Serena Slam », réédité en 2014-2015. À l'Open d'Australie 2017, gagné enceinte de huit à neuf semaines, elle porte à 23 ses titres du Grand Chelem en simple, record de l'ère Open chez les femmes. Numéro 1 mondiale pendant 319 semaines, elle gagne avec Venus 14 titres du Grand Chelem en double sans perdre une finale et trois médailles d'or olympiques en double, auxquelles s'ajoute l'or en simple à Londres en 2012. En 2001, après des propos racistes de spectateurs dénoncés par leur père à Indian Wells, les deux sœurs boycottent ce tournoi, où Serena ne revient qu'en 2015. Ses éclats lui valent des amendes : 175 000 dollars après ses menaces envers une juge de ligne à l'US Open 2009, 17 000 dollars pour trois infractions au code de conduite en finale de l'US Open 2018. Mariée à Alexis Ohanian, cofondateur de Reddit, mère de deux filles, elle quitte le circuit après l'US Open 2022 et y revient en 2026. Fondatrice du fonds d'investissement Serena Ventures, quatre fois sportive de l'année aux Laureus World Sports Awards, elle reçoit le prix Princesse des Asturies en 2025.