Nettie STEVENS (1861-1912)

Née un 7 juillet

Nettie STEVENS

1861-1912

    Généticienne  dont la découverte a révolutionné notre compréhension de l’hérédité et de la détermination du sexe. En étudiant les vers de farine au début du XXe siècle, elle a observé que les mâles possédaient une paire de chromosomes inégaux, qu’elle a identifiés comme X et Y. Elle fut la première à prouver scientifiquement que le sexe d’un individu est déterminé par les chromosomes apportés par les spermatozoïdes, et non par des facteurs environnementaux. Cette conclusion majeure a fourni une base matérielle et concrète aux lois de l’hérédité de Mendel qui étaient encore largement théoriques à l’époque. Malgré l’importance capitale de ses travaux, sa découverte a souvent été attribuée à son collègue masculin, Edmund Beecher Wilson, qui travaillait sur le même sujet. Pourtant, les recherches de Stevens étaient plus abouties et ses conclusions plus précises que celles de ses contemporains sur le rôle spécifique du chromosome Y. Issue d’un milieu modeste, elle a dû financer ses propres études et n’a pu commencer sa carrière de chercheuse qu’à l’âge de 39 ans. Sa carrière fut malheureusement très courte, puisqu’elle est décédée d’un cancer du sein seulement sept ans après sa découverte historique. Tout au long de sa vie, elle a fait preuve d’une rigueur expérimentale exceptionnelle, publiant près de 40 articles scientifiques en un temps record. Aujourd’hui, Nettie Stevens est enfin reconnue comme l’une des plus grandes biologistes du XXe siècle, ayant levé le voile sur l’un des mystères fondamentaux de la vie.

    Marie-Louise DUBREIL-JACOTIN (1905-1972) Mathématicienne – France

    Elle intègre l’École normale supérieure en 1926 après une bataille administrative historique pour être autorisée à passer le concours. Deuxième femme à franchir les portes de cette prestigieuse institution, elle y subit le sexisme de l’époque mais brille par son génie. Ses travaux de recherche, d’abord orientés vers la mécanique des fluides, débouchent sur une thèse d’État magistrale soutenue en 1934. Elle y résout des équations complexes sur les ondes de gravité, un travail salué par les plus éminents scientifiques européens. Nommée professeure à l’université de Poitiers, elle devient la première femme titulaire d’une chaire de mathématiques dans une faculté française. Elle oriente ensuite ses recherches vers l’algèbre abstraite, devenant une spécialiste mondiale de la théorie des demi-groupes ordonnés. Enseignante passionnée, elle co-écrit plusieurs ouvrages de référence qui modernisent l’enseignement de l’algèbre à l’université. Elle rejoint plus tard la Faculté des sciences de Paris, où elle dirige un séminaire de recherche très influent pendant de nombreuses années. Mariée au mathématicien Paul Dubreil, elle mène de front une vie de famille et une carrière scientifique internationale de premier plan. Elle utilise également sa notoriété pour encourager et parrainer activement les jeunes femmes désireuses de s’engager dans la recherche scientifique. Disparue en 1972 à la suite d’un accident, elle laisse derrière elle des contributions  majeures dans sa discipline et demeure une des plus grandes mathématiciennes françaises du XXe siècle.

    Marguerite AUDOUX (1863-1937) Écrivaine – Couturière – France

    Fille d'un charpentier et d'une journalière morte de tuberculose quand elle avait trois ans, elle est placée à l'orphelinat de Bourges, puis, à quatorze ans, bergère et servante de ferme en Sologne. Le soir, elle lit. À dix-huit ans elle monte à Paris et se fait couturière, complétant son salaire à la cartoucherie de Vincennes et à la buanderie d'un hôpital. Elle écrit la nuit. Ses yeux s'abîment ; les médecins lui ordonnent d'abandonner l'aiguille sous peine de devenir aveugle. Un cénacle d'écrivains – Charles-Louis Philippe, Valery Larbaud, Léon-Paul Fargue, Francis Jourdain – se réunit chez elle sans savoir qu'elle écrit. Quand le manuscrit parvient enfin à Octave Mirbeau, celui-ci, dépressif, ne veut plus défendre personne : il commence à lire, et le termine enthousiaste. « Marie-Claire » paraît en 1910, reçoit le prix Femina et dépasse les cent mille exemplaires, traduit en neuf langues. Vingt-sept ans plus tard, un magazine féminin prendra le nom de son héroïne.

    Et vous, quelle femme célèbre est née le même jour que vous ?

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