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Née un 29 juillet
Teresa NOCE
1900-1980
Militante antifasciste, syndicaliste dont la vie fut un combat incessant pour la liberté et les droits des travailleurs. Née dans la pauvreté, elle s’engagea très tôt dans le mouvement ouvrier et devint l’une des fondatrices du Parti communiste italien. Sous le nom de code « Estella », elle mena une vie clandestine périlleuse pour organiser la résistance contre le régime de Mussolini, voyageant entre l’Italie, l’URSS et la France. Durant la guerre d’Espagne, elle fonda le journal Il Volontario della Libertà et s’engagea auprès des Brigades internationales pour combattre le franquisme. Arrêtée par la Gestapo en France en 1943, elle survécut à l’horreur de la déportation au camp de concentration de Ravensbrück, une épreuve dont elle témoigna plus tard avec une force bouleversante. Après la guerre, elle fut l’une des vingt et une femmes élues à l’Assemblée constituante italienne, participant activement à la rédaction de la Constitution de la République. Elle fut l’instigatrice de lois révolutionnaires, notamment celle de 1950 sur la protection des travailleuses mères, qui posa les bases du droit du travail moderne en Italie. En tant que secrétaire générale du syndicat du Textile, elle lutta avec acharnement pour l’égalité salariale entre les hommes et les femmes.
Isabelle du BRÉSIL (1846-1921) Politique – Brésil
Fille aînée survivante de l'empereur Pierre II, elle exerce trois fois la régence du Brésil pendant les voyages de son père. Libérale, elle soutient ouvertement les abolitionnistes alors même que la plupart d'entre eux militent pour la république, c'est-à-dire contre sa propre couronne ; sur sa cassette personnelle, elle finance l'artisanat des anciens esclaves et le quilombo de Leblon, ce village d'affranchis qui cultivait les camélias blancs devenus l'emblème de l'abolition. Régente pour la troisième fois en 1887, elle décide d'en finir. Les grands propriétaires terriens s'y opposent, son cabinet conservateur la freine : profitant d'une émeute, elle renvoie ses ministres et en nomme un nouveau, acquis à sa cause. Le 13 mai 1888, elle signe la Loi d'or, qui affranchit sans condition les quelque sept cent mille esclaves du Brésil — le dernier pays des Amériques à abolir l'esclavage. On l'appela « la Rédemptrice ». Les fazendeiros, ruinés de leur main-d'œuvre gratuite, retirent leur soutien à la monarchie : dix-huit mois plus tard, un coup d'État militaire renverse l'Empire et envoie toute la famille en exil. Elle mourut en France sans avoir revu le Brésil.