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Née un 26 juin
Violette SZABO
1921-1945
Jeune veuve d’un officier de la Légion étrangère mort au combat, elle choisit de s’engager dans les services secrets britanniques pour poursuivre la lutte contre l’occupant nazi. Parfaitement bilingue, elle fut parachutée à deux reprises en France occupée pour mener des missions de sabotage et coordonner les réseaux de résistance locaux. Lors de sa seconde mission en juin 1944, peu après le Débarquement, elle fut capturée par les Allemands après avoir tenu tête seule à une colonne ennemie pour permettre la fuite de ses camarades. Malgré des interrogatoires brutaux et la torture par la Gestapo, elle refusa catégoriquement de livrer la moindre information sur ses réseaux ou ses chefs. Transférée au camp de concentration de Ravensbrück, elle continua d’impressionner ses codétenues par sa dignité, son moral d’acier et son refus de se soumettre à ses bourreaux. Exécutée par balle au début de l’année 1945, à seulement 23 ans, quelques mois avant la libération totale du continent européen. Son sacrifice héroïque lui a valu de recevoir, à titre posthume, la George Cross britannique et la Croix de Guerre française avec palme Elle est devenue une véritable icône de la Résistance, incarnant la jeunesse et l’audace au service de la liberté contre la tyrannie.
Son histoire, portée à l’écran dans le film « Agent secret SZ », continue d’inspirer par sa démonstration de résilience absolue face à la cruauté du destin.
Antonia BRICO (1902-1989) Cheffe d’orchestre – Pays-Bas
Fille d'une jeune mère célibataire, Antonia Brico voit le jour à Rotterdam et grandit chez des parents adoptifs sous le nom de Wilhelmina Wolthuis ; en 1909, elle rejoint avec sa mère adoptive son père adoptif, parti pour la Californie. Pianiste accomplie dès la fin du lycée, elle est pendant ses études à Berkeley l'assistante de Gaetano Merola, futur fondateur de l'Opéra de San Francisco, puis se perfectionne au piano auprès de Zygmunt Stojowski. En 1927, elle entre à l'Académie de musique de Berlin, dont elle sort en 1929 première Américaine diplômée en direction d'orchestre, et étudie auprès du chef Karl Muck. En février 1930, elle fait ses débuts professionnels à la tête de l'Orchestre philharmonique de Berlin, puis dirige l'Orchestre symphonique de San Francisco et l'orchestre de Hambourg, saluée par la critique et le public. Confrontée à l'hostilité envers les femmes chefs d'orchestre, elle prend en 1934 la direction d'un nouvel orchestre symphonique de femmes, devenu en 1939 l'Orchestre symphonique Brico après l'admission d'hommes. En juillet 1938, elle est la première femme à diriger l'Orchestre philharmonique de New York, et Jean Sibelius l'invite à diriger l'orchestre d'Helsinki. Installée à Denver en 1942, elle y fonde une société Bach, dirige plusieurs orchestres et enseigne, notamment à la chanteuse Judy Collins. En 1974, celle-ci coréalise un documentaire sur sa vie, nommé aux Oscars, où Antonia Brico raconte sans détour les préjugés qui l'ont empêchée de diriger plus souvent. Elle meurt à Denver en 1989. En 2018, le film néerlandais De Dirigent retrace son combat.