Partager son histoire
Née un 8 décembre
Camille CLAUDEL
1864-1943
Visionnaire dont l’œuvre a révolutionné la représentation du mouvement et de l’émotion. Bien que trop souvent réduite à son rôle de muse de Rodin, elle a affirmé une identité artistique puissante et originale, marquée par une maîtrise de la technique hors du commun. Ses sculptures, telles que La Valse ou Les Causeuses, explorent l’intimité, le destin et la psyché humaine avec une modernité saisissante. Elle a su insuffler à la pierre et au bronze une tension dramatique et une sensualité inédites. Victime des conventions sociales de son époque et d’une famille rigide, elle a subi trente années d’ internement qui questionne toujours et qui a brisé sa carrière. Son ascension incarne la lutte des femmes artistes pour la reconnaissance et l’indépendance. La redécouverte tardive de son travail a fait d’elle une figure mythique de l’histoire de l’art. Aujourd’hui, un musée lui est entièrement consacré à Nogent-sur-Seine, célébrant son génie. Son héritage artistique demeure une source d’inspiration majeure pour la sculpture contemporaine. Elle reste le symbole d’une passion créatrice dévorante et d’une résilience brisée par l’incompréhension. Elle meurt en 1943 dans une profonde solitude. En savoir plus : A faire : https://www.museecamilleclaudel.fr/
Michelle SCHATZMAN (1949-2010) Mathématicienne – France
Fille de l'astrophysicien Evry Schatzman et de Ruth Schatzman, agrégée de russe, Michelle Schatzman grandit dans une famille juive laïque. En 1968, elle entre première à l'École normale supérieure de jeunes filles, obtient l'agrégation et soutient dès 1971 une thèse de troisième cycle sous la direction de Haïm Brezis, avant un doctorat d'État en 1979 sous celle de Jacques-Louis Lions. Spécialiste de mathématiques appliquées et d'analyse numérique, elle est chercheuse au CNRS au Laboratoire d'analyse numérique de Paris 6, puis, à partir de 1981, au Centre de mathématiques appliquées de l'École polytechnique. En 1984, elle devient professeure à l'université Claude-Bernard-Lyon-I. Elle dirige pendant huit ans le laboratoire de mathématiques appliquées de Lyon, qui fusionne en 2005 avec d'autres laboratoires lyonnais pour fonder l'Institut Camille-Jordan. La même année, elle réintègre le CNRS comme directrice de recherche, sans cesser d'enseigner. Autrice de plus de 70 articles scientifiques, dont beaucoup restent abondamment cités, elle a donné son nom au modèle de Chapman-Rubinstein-Schatzman, proposé en 1996, qui décrit l'évolution de la densité de tourbillons en supraconductivité. Son manuel Analyse numérique, une approche mathématique paraît en 1991 et est réédité en 2001. Lauréate du prix Claude-Berthault de l'Académie des sciences en 2006 et chevalière de la Légion d'honneur en 2008, elle meurt à Lyon en 2010. Son nom sera inscrit sur la tour Eiffel.