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Née un 16 août
Diana WYNNE JONES
1934-2011
Véritable créatrice de la fantasy moderne, elle a influencé des auteurs comme J.K. Rowling ou Neil Gaiman. Dotée d’une imagination débordante et d’un esprit d’une finesse redoutable, elle a révolutionné la littérature jeunesse en y injectant une complexité narrative et un humour piquant. Son œuvre la plus célèbre, Le Château de Hurle (adapté au cinéma par Hayao Miyazaki sous le titre Le Château ambulant), illustre parfaitement son génie : elle y déconstruit les clichés des contes de fées avec une virtuosité mathématique. À travers des séries comme Chrestomanci, elle a exploré le concept des mondes parallèles et les règles rigoureuses de la magie, traitant toujours ses jeunes lecteurs comme des esprits capables de saisir des intrigues denses et non linéaires. Son enfance, marquée par des parents distants et les privations de la guerre, a nourri une écriture où l’enfance est souvent un combat pour l’autonomie face à des adultes absurdes ou tyranniques. Lauréate du World Fantasy Award pour l’ensemble de sa carrière, elle maniait l’ironie et le paradoxe pour parler de l’identité et de la responsabilité. Diana Wynne Jones ne se contentait pas d’écrire des histoires de sorciers ; elle créait des puzzles métaphysiques où la magie servait de métaphore à la découverte de soi.
Elsie INGLIS (1864-1917) Médecin – Royaume-Uni
Médecin, suffragiste et fondatrice des Hôpitaux des femmes écossaises. Chirurgienne à Édimbourg, pionnière de la santé des femmes pauvres, elle propose ses services au ministère de la Guerre en 1914 et s'entend répondre : « Ma chère dame, rentrez chez vous et tenez-vous tranquille. » Elle fonde alors les Scottish Women's Hospitals : quatorze unités chirurgicales entièrement féminines — médecins, chirurgiennes, conductrices d'ambulances — déployées sur les fronts français, serbe, russe et roumain. Elle-même sert en Serbie au plus fort des épidémies de typhus, refuse d'abandonner ses malades pendant la grande retraite, est faite prisonnière puis rapatriée — et repart aussitôt avec une unité en Russie. Rongée par un cancer qu'elle cache pour rester au front, elle meurt le lendemain de son retour en Grande-Bretagne, en novembre 1917. La Serbie, qui la vénère, lui avait décerné l'ordre de l'Aigle blanc, une première pour une femme.