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Née un 26 juillet
Janine CARLOTTI-LEVY
1920-2013
Héroïne dont l’engagement courageux a marqué la libération de la Corse. Étudiante en Médecine, elle n’a que dix-neuf ans lorsqu’elle a rejoint les rangs du Front National de la Résistance pour lutter contre l’occupation italo-allemande. Surnommée « la petite fiancée de la Résistance », elle occupait une fonction stratégique d’agent de liaison, transportant des messages secrets et des armes au péril de sa vie à travers les montagnes corses. Son audace lui a permis de franchir les barrages ennemis sans jamais éveiller les soupçons, jouant un rôle crucial dans la coordination des maquisards. Elle a participé activement aux combats pour la libération de Bastia en septembre 1943, faisant de la Corse le premier département français libéré par ses propres forces. Après la guerre, elle a consacré son existence à la transmission de la mémoire, témoignant inlassablement auprès des jeunes générations sur les valeurs de liberté et de courage civil. Son dévouement a été reconnu par de hautes distinctions, dont la Légion d’honneur et la Croix de guerre, symboles de son patriotisme exemplaire. Elle a également milité pour la reconnaissance des femmes dans les mouvements combattants, soulignant leur rôle souvent méconnu mais fondamental dans l’ombre des réseaux. Sa droiture et sa modestie ont fait d’elle une personnalité respectée de toute la communauté insulaire et nationale.
Virginie DEMONT-BRETON (1859-1935) Peintre – France
Peintre de la mer et des familles de pêcheurs, elle fut, après Rosa Bonheur, la deuxième artiste femme à recevoir la Légion d'honneur. Fille du peintre Jules Breton, elle apprend dans l'atelier paternel faute de pouvoir entrer à l'École des beaux-arts, alors interdite aux femmes, et expose au Salon à vingt ans. Installée avec son mari, le peintre Adrien Demont, sur la côte d'Opale, à Wissant, elle y fait bâtir une villa d'inspiration égyptienne et attire autour d'elle toute une colonie d'artistes. Ses toiles prennent pour sujet ce que la peinture officielle dédaigne : des femmes de marins portant leurs enfants dans le sable, une mère guettant l'horizon, le travail et l'attente des gens de la côte — peints grandeur nature et avec la gravité qu'on réservait alors aux scènes d'histoire. Van Gogh, qui l'admirait, a peint sa propre version de son tableau « L'Homme est en mer » depuis l'asile de Saint-Rémy. Récompensée à l'Exposition universelle de 1889, faite chevalier de la Légion d'honneur en 1894, elle prend en 1895 la présidence de l'Union des femmes peintres et sculpteurs, où elle succède à Hélène Bertaux. Six années durant, elle mène jusqu'au bout le combat de son aînée : l'École des beaux-arts s'ouvre enfin aux femmes en 1897, et le concours du prix de Rome en 1903. Elle a raconté cette vie dans des mémoires en quatre volumes, écrits au soir de son existence.