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Née un 12 avril
Lydia CACHO 1963
Autrice et militante mexicaine des droits humains, mondialement reconnue pour son courage face à la corruption et aux violences faites aux femmes. En 2000, elle cofonde le Centro Integral de Atención a las Mujeres (CIAM) à Cancún, un centre d’accueil vital pour les femmes et les enfants victimes de violences domestiques et sexuelles. Sa vie bascule en 2005 après la publication de son livre choc Les Démons de l’Eden, dans lequel elle dévoile un réseau pédocriminel de grande envergure impliquant de puissants hommes d’affaires et des politiciens mexicains. En représailles, elle est illégalement arrêtée, séquestrée et torturée par des policiers complices, une épreuve terrible qu’elle réussit à médiatiser pour faire condamner ses agresseurs. Malgré les menaces de mort constantes et plusieurs tentatives d’assassinat, elle refuse de se taire et continue de dénoncer le trafic d’êtres humains à l’échelle internationale dans des ouvrages comme Esclaves du pouvoir. Ses enquêtes rigoureuses et son combat sans relâche pour la liberté de la presse lui ont valu de nombreuses distinctions prestigieuses, dont le prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano en 2008. Contrainte à l’exil pour assurer sa sécurité, elle vit aujourd’hui en Europe d’où elle continue d’écrire et de sensibiliser le public. Lydia Cacho demeure une icône internationale du journalisme de résistance et de la défense des droits des plus vulnérables.
Jeanne BROUSSE (1921-2017) Résistante – Juste parmi les Nations – France
Née Maurier à Saint-Pierre-de-Curtille, en Savoie, surnommée « Jeannette », elle grandit à Annecy et entre à dix-huit ans comme auxiliaire à la préfecture de la Haute-Savoie. Affectée au service des réfugiés pendant l'Occupation, elle profite de son poste pour fabriquer de faux papiers d'identité, sous des noms d'emprunt comme « Caron » ou « Sureau », et sauver des familles juives et des réfractaires au travail obligatoire. En lien avec la Résistance locale, des cheminots et des communautés protestantes, elle organise des cachettes et des passages clandestins vers la Suisse toute proche — parmi les personnes sauvées, les trois filles du rabbin Schilli. Après la guerre, elle refuse le mot d'héroïne : « une femme ordinaire dans des temps extraordinaires », dit-elle simplement. L'État d'Israël la reconnaît « Juste parmi les Nations » en 1973 ; elle plante son arbre au mémorial de Yad Vashem à Jérusalem, cofonde l'association française des Justes et consacre des décennies à témoigner dans les écoles. Décorée de la Légion d'honneur en 2004, elle s'éteint le 19 octobre 2017 à Annecy, à 96 ans.