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Née un 31 juillet
Stephanie KWOLEK
1923-2014
Femme d’exception dont l’invention a sauvé des milliers de vies à travers le monde. Chercheuse au sein de la firme DuPont, elle a découvert en 1965 le poly-paraphénylène téréphtalamide, une fibre synthétique révolutionnaire commercialisée sous le nom de Kevlar. Ce matériau, cinq fois plus résistant que l’acier à poids égal mais d’une grande légèreté, est devenu le composant essentiel des gilets pare-balles utilisés par les forces de l’ordre et les militaires. Sa découverte fortuite, née de l’observation d’une solution de polymères à l’aspect inhabituel qu’elle a insisté pour tester malgré les doutes de ses collègues, a ouvert une nouvelle ère dans la science des matériaux. Le Kevlar est aujourd’hui utilisé dans des centaines d’applications, des pneus de voitures aux équipements spatiaux, en passant par les câbles sous-marins et les casques de protection. Lauréate de la prestigieuse National Medal of Technology, elle fut l’une des rares femmes à être admise au National Inventors Hall of Fame. Tout au long de sa carrière, elle a milité pour l’accès des femmes aux carrières scientifiques et a consacré beaucoup de temps à l’éducation des jeunes filles. Sa persévérance intellectuelle et sa rigueur méthodologique ont fait d’elle une figure de proue de la chimie industrielle moderne. Elle n’a jamais tiré de profit financier personnel de son brevet, se disant simplement satisfaite de savoir que son invention protégeait ceux qui risquent leur vie. Son héritage scientifique reste un pilier de la sécurité publique et de l’ingénierie aéronautique contemporaine.
Harriet BOLUS (1877-1970) Botaniste – Afrique du Sud
Petite-fille d'un botaniste amateur, diplômée de lettres et de philosophie, elle entre comme assistante dans l'herbier que son grand-oncle par alliance avait constitué au Cap, et en devient la conservatrice en 1903, à vingt-six ans. Elle y restera cinquante-deux ans. Son terrain est le Karoo et la flore du Cap, l'une des plus riches et des plus menacées de la planète, et plus particulièrement les mésembryanthèmes, ces plantes grasses dont les fleurs ne s'ouvrent qu'au soleil et que l'on confondait toutes les unes avec les autres. Elle en démêle les genres et les espèces une à une. Au total elle a nommé et décrit 1 494 espèces de plantes : aucune femme au monde n'en a décrit autant. Membre fondatrice de la Société botanique d'Afrique du Sud et de la société de protection de la vie sauvage, elle publie en 1919 un manuel élémentaire de botanique systématique, puis deux volumes sur les fleurs sud-africaines, et dirige les annales de son herbier. Elle engagea l'illustratrice Louise Guthrie pour dessiner ce qu'elle décrivait. L'abréviation botanique « L.Bolus » suit aujourd'hui des centaines de noms de plantes.