5 FÉVRIER

Madame de SÉVIGNÉ (1626 -1696) Épistolière – France

Née Marie de Rabutin-Chantal,  plus connue sous le nom de Marquise de Sévigné, elle est l’une des plus célèbres épistolières de la littérature française du Grand Siècle. Orpheline très jeune, elle reçoit une éducation humaniste solide avant d’épouser le marquis de Sévigné, qui la laisse veuve à seulement vingt-cinq ans. Elle fréquente alors activement la cour de Louis XIV et les salons littéraires parisiens, où elle se lie d’amitié avec Madame de La Fayette et Fouquet. L’essentiel de sa célébrité repose sur sa monumentale correspondance, comprenant plus de mille lettres écrites principalement à sa fille chérie, la comtesse de Grignan. Séparée de cette dernière partie vivre en Provence, la marquise lui écrit de façon quasi quotidienne pour lui conter les chroniques et les potins de la Cour de Versailles. Son style, d’une liberté et d’une vivacité exceptionnelles pour l’époque, se distingue par son humour, son ironie mordante et la profondeur de son amour maternel. À travers sa plume alerte, elle offre un témoignage historique et sociologique inestimable sur la noblesse du XVIIe siècle. Publiées de manière posthume, ses lettres ont élevé l’art épistolaire au rang de genre littéraire majeur à part entière. Sa correspondance demeure un chef-d’œuvre classique, célébré pour sa spontanéité et la finesse de son analyse psychologique. Atteinte de la petite vérole, elle meurt en 1696 au château de Grignan. Une partie de cette œuvre épistolaire est publiée clandestinement en 1725 ( elle comporte 28 lettres ou fragments de lettres.) Un an plus tard, la petite-fille de Madame de Sévigné décide de confier deux autres publications à un éditeur d’Aix-en-Provence. 772 lettres sont alors publiées entre 1734 et 1754.