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Mareta WEST(1915-1998)  Astronome – États-Unis

Première femme géologue de l’USGS (Institut d’études géologiques des États-Unis  = United States Geological Survey) à travailler pour le programme spatial, elle a analysé la topographie lunaire  et proposé le site d’alunissage d’Apollo 11. Son expertise a permis d’identifier la Mer de la Tranquillité comme le lieu le plus sûr pour se poser. Elle a passé des années à cartographier les cratères et les reliefs pour éviter tout accident au module. Ses recherches en photogéologie ont été indispensables pour comprendre la nature du sol et de la poussière lunaire. Elle a continué à superviser la sélection des sites pour l’ensemble des missions Apollo suivantes. Par ses travaux de cartographie, elle a jeté les bases de la géologie planétaire moderne. Femme d’exception dans un milieu technique, elle a imposé sa rigueur scientifique face à d’immenses défis. Elle a contribué à l’étude des premières roches lunaires rapportées sur Terre par les astronautes. Elle reste la conseillère de l’ombre qui a rendu possible le premier pas de l’homme sur la Lune.

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Dorothea KLUMPKE (1861-1942)  Astronome – États-Unis

Astronome américano-française, première femme docteure ès sciences mathématiques de la Sorbonne, elle a passé sa vie la tête dans les étoiles — au sens propre. Née à San Francisco dans une fratrie de cinq sœurs toutes remarquables — dont la neurologue Augusta Dejerine-Klumpke, que l’on retrouve au 15 octobre de ce calendrier —, elle est emmenée par une mère ambitieuse étudier en Europe et entre en 1887 à l’Observatoire de Paris. On lui confie la direction du Bureau des mesures de la Carte du Ciel, gigantesque projet international de cartographie photographique de la voûte céleste, à la tête d’une équipe de calculatrices. En 1893, sa thèse sur les anneaux de Saturne fait d’elle la première femme docteure ès sciences mathématiques de l’université de Paris, devant un amphithéâtre comble. En 1899, elle s’élève en ballon dans la nuit pour observer la pluie d’étoiles filantes des Léonides — première femme à mener une ascension scientifique nocturne. Mariée en 1901 à l’astronome gallois Isaac Roberts, pionnier de l’astrophotographie, veuve dès 1904, elle consacre un quart de siècle à achever l’œuvre de son mari et publie en 1929 son grand atlas photographique de nébuleuses, salué par les académies. Chevalière de la Légion d’honneur, revenue finir ses jours à San Francisco, elle s’y éteint le 5 octobre 1942 — léguant son nom à un astéroïde et à un prix qui récompense, aujourd’hui encore, la vulgarisation de l’astronomie.