3 SEPTEMBRE

Manon ROLAND (1758-1793)  Politique – France

Issue d’un milieu d’artisans parisiens aisés, elle reçoit une éducation soignée imprégnée des idées des Lumières. Passionnée de philosophie et de littérature, elle épouse Jean-Marie Roland, un inspecteur des manufactures de vingt ans son aîné. Lorsque la Révolution éclate, elle s’y engage avec passion et s’établit à Paris en 1791. Elle y ouvre un salon influent qui devient le cœur battant du parti des Girondins. Dans l’ombre de son mari, devenu ministre de l’Intérieur, elle joue un rôle de conseillère politique et rédige nombre de ses discours. Son influence et ses critiques envers les Montagnards, comme Robespierre, lui attirent de puissantes inimitiés. Arrêtée lors de la chute des Girondins en juin 1793, elle est emprisonnée et rédige ses célèbres Mémoires. Condamnée après un procès expéditif, elle est guillotinée le 8 novembre 1793. Ses dernières paroles sur l’échafaud sont restées célèbres : « Ô Liberté, que de crimes on commet en ton nom ! ». Elle demeure aujourd’hui une figure légendaire de l’engagement politique féminin sous la Révolution. Arrêtée et emprisonnée elle rédigera ses mémoires en prison avant d’être guillotinée en 1793.