7 SEPTEMBRE
Laura ASHLEY (1925-1985) Styliste – Grande Bretagne
Née Laura Mountney, elle commence sa carrière en 1953 en imprimant des écharpes et des sets de table sur sa table de cuisine avec son mari Bernard. Inspirée par les traditions rurales et le style victorien, elle crée des motifs floraux et romantiques qui rencontrent un immense succès dans les années 1960 et 1970. Son entreprise s’installe au pays de Galles, à Carno, où elle développe une production textile à grande échelle valorisant le savoir-faire local. Elle diversifie ensuite ses activités vers la mode vestimentaire et la décoration d’intérieur, devenant une marque mondiale emblématique du style « country chic » britannique. En 1983, la publication de son livre sur l’aménagement de la maison influence durablement les tendances de décoration intérieure à travers le monde. Femme d’affaires visionnaire, elle dirige une entreprise employant plus de 4 000 personnes au début des années 1980. Elle quitte la Grande-Bretagne pour s’installer un temps en France, en Picardie, tout en continuant à superviser son empire. Sa mort tragique en 1985, suite à une chute dans les escaliers le jour de ses 60 ans, marque la fin d’une époque pour la marque. Malgré les difficultés financières rencontrées par l’entreprise après sa disparition, son esthétique bucolique reste une référence majeure de la mode vintage. Son oeuvre perdure aujourd’hui à travers l’influence persistante de ses tissus naturels et de ses imprimés pastoraux dans le design contemporain. Créatrice de mode, styliste et femme d’affaires née au Pays de Galle. Le style se caractérise par des designs romantiques souvent avec une touche rurale du XIXe siècle – et l’utilisation de tissus naturels, sorte de réaction contre l’utilisation des matières synthétiques. Nostalgique et souvent revisité comme un retour vers la nature, les vêtements sont une réaction anti-mode.
Marie HACKIN (1905-1941) Résistante – Archéologue – Luxembourg
Héroïne de la Seconde Guerre mondiale, elle étudie à l’École du Louvre à Paris, où elle rencontre l’archéologue Joseph Hackin, directeur du musée Guimet, qu’elle épouse en 1928. Naturalisée française, elle s’initie sur le terrain aux techniques de fouilles et co-dirige avec son mari les prestigieuses campagnes de la Délégation archéologique française en Afghanistan (DAFA). Ensemble, entre 1936 et 1940, ils mènent des explorations archéologiques majeures, notamment sur les sites bouddhiques de Bamiyan et de Begram, l’ancienne capitale de l’Empire kouchan. Sur le site de Begram, Marie joue un rôle déterminant dans la découverte du célèbre « trésor de Begram », exhumant des centaines d’ivoires gravés d’Inde, des laques de Chine et des verreries romaines d’une valeur historique inestimable. Sa vie bascule en 1940 : refusant catégoriquement l’armistice et la collaboration, le couple choisit de tout abandonner pour rejoindre le général de Gaulle à Londres dès l’automne. Engagée avec ferveur dans les Forces françaises libres, Marie Hackin participe activement à l’organisation du Corps des Volontaires françaises, devenant l’une des premières femmes officiers de la France libre. En février 1941, elle est nommée pour une mission diplomatique et scientifique de haute importance en Inde aux côtés de son époux. Le 24 février 1941, le cargo Jonathan Holt à bord duquel ils ont embarqué est torpillé par un sous-marin allemand au large de l’Écosse, et le couple périt en mer. Pour son courage exceptionnel et son engagement total, elle est faite Compagnon de la Libération à titre posthume par le général de Gaulle, l’une des six seules femmes à avoir reçu cette distinction suprême.

























