8 SEPTEMBRE

Madeleine RIBERIOUX (1920-2005)  Historienne – France

Reconnue comme la grande spécialiste de Jean Jaurès et de la IIIe République. Première à l’agrégation d’histoire en 1945, elle mène une carrière d’enseignante avant de devenir professeure à l’université Paris-VIII-Vincennes, qu’elle contribue à créer après les événements de Mai 68. Son œuvre académique majeure se concentre sur le socialisme français et l’étude du mouvement ouvrier, dirigeant notamment la revue Le Mouvement social. Parallèlement à ses recherches, elle s’engage profondément dans la cité en adhérant au Parti communiste dès 1946, avant d’en être exclue en 1969 pour ses positions critiques. Militante anticolonialiste acharnée, elle signe le Manifeste des 121 contre la guerre d’Algérie et s’oppose fermement à la guerre du Vietnam. De 1991 à 1995, elle devient la première femme à présider la Ligue des droits de l’homme (LDH), où elle place la « citoyenneté sociale » au cœur des débats. Elle préside également la Société d’études jaurésiennes jusqu’à sa mort, veillant à la publication des œuvres complètes du leader socialiste. Passionnée par la transmission, elle joue un rôle clé dans la conception muséographique du musée d’Orsay à ses débuts. Officier de la Légion d’honneur, elle laisse l’image d’une intellectuelle qui a su lier la rigueur de la recherche historique au courage de l’engagement politique. Son héritage perdure aujourd’hui à travers les nombreux centres et lieux de mémoire qui portent son nom à travers la France.Communiste depuis1946 et exclue 23 ans plus tard, elle milite contre les guerres d’Algérie et du Vietnam, En 1964 elle rejoint la Ligue des Droits de l’Homme dont elle devient présidente et milite contre le négationnisme.