16 NOVEMBRE

Jeanne d’ALBRET (1528 -1572)  Politique – France

JEANNE D ALBRET

Reine de Navarre et infatigable femme politique du camp protestant au XVIe siècle, elle est une femme d’une culture immense et d’une piété rigoureuse,. Elle a imposé la Réforme dans ses États, défiant l’autorité de la couronne de France et de la papauté. Mère d’Henri IV, elle a consacré sa vie à protéger l’indépendance de son royaume et les libertés religieuses de ses sujets. Durant les guerres de Religion, elle a dirigé avec une main de fer la résistance depuis La Rochelle, s’affirmant comme une stratège hors pair. Elle a su naviguer entre les complots de Catherine de Médicis pour assurer l’avenir de sa dynastie. Sa correspondance révèle une femme d’État lucide, rejetant les compromis qui auraient trahi sa foi. Elle a également favorisé l’alphabétisation en faisant traduire la Bible dans les langues locales. Sa mort soudaine à Paris en 1572 a privé les huguenots de leur plus solide soutien moral. Elle reste le symbole d’une noblesse engagée et d’une force de conviction inébranlable. Son héritage politique a permis à son fils d’accéder au trône et de pacifier la France par l’Édit de Nantes.

 

 

Sœur Emmanuelle (1908-2008) Religieuse – Humanitaire – Belgique

Née Madeleine Cinquin , religieuse, enseignante et humanitaire franco-belge, devenue une sommité de la charité les plus aimées du XXe siècle. Marquée à l’âge de six ans par la mort tragique de son père sous ses yeux, elle développe très tôt une profonde sensibilité spirituelle et une volonté d’aider son prochain. Diplômée en sciences philosophiques et religieuses à la Sorbonne, elle prononce ses vœux chez les Religieuses de Notre-Dame de Sion en 1931 et entame une longue carrière de professeure de lettres. Pendant près de quarante ans, elle enseigne avec passion et rigueur auprès des jeunes filles de la haute société en Égypte, en Turquie puis en Tunisie. En 1971, l’heure de la retraite ayant sonné, elle décide de consacrer sa nouvelle vie aux plus démunis et obtient l’autorisation de s’installer au Caire, dans le bidonville d’Ezbet el-Nakhl. Elle y partage le quotidien misérable des chiffonniers, les Zabbalines, vivant dans une cabane insalubre au milieu des immondices, des rats et de la pauvreté la plus extrême. Forte d’une énergie inépuisable et d’un pragmatisme total, elle fonde l’association ASMAE pour structurer son action, parvenant à construire des écoles, des dispensaires, des jardins d’enfants et des logements en brique. Sa force de persuasion et son franc-parler légendaire lui permettent de mobiliser les médias, de bousculer les politiciens et de récolter des fonds massifs à travers le monde. En 1993, sur ordre de sa congrégation, elle quitte définitivement l’Égypte pour la France, où elle continue de se battre contre l’exclusion sociale et d’écrire des livres empreints d’une immense sagesse. Dotée d’un humour décapant et d’une joie de vivre communicative, elle devient une icône médiatique intergénérationnelle, régulièrement élue parmi les personnalités préférées des Français. Grand officier de la Légion d’honneur, incarnant la foi dans l’action et l(amour universel résumé par son célèbre cri de ralliement : « Yallah ! »