22 NOVEMBRE

Billie Jean KING (1943) Athlète – États-Unis

Légende du tennis mondial, détentrice de 39 titres du Grand Chelem, dont 12 en simple. Au-delà de ses records, elle est la force motrice qui a professionnalisé le tennis féminin en fondant la WTA. Son triomphe lors de la « Bataille des Sexes » contre Bobby Riggs en 1973 a servi de catalyseur pour le mouvement féministe aux États-Unis. Elle a lutté sans relâche pour obtenir l’égalité salariale entre les joueurs et les joueuses, faisant du sport un levier de changement social. Première athlète féminine de premier plan à avoir fait son coming-out, elle a ouvert la voie à une meilleure représentation des personnes LGBTQ+ dans le sport. Sa contribution législative, notamment son soutien au « Title IX », a permis à des millions de jeunes filles d’accéder aux programmes sportifs universitaires. Elle a reçu la Médaille présidentielle de la Liberté, la plus haute distinction civile américaine, pour son dévouement à l’égalité. Le complexe accueillant l’US Open porte aujourd’hui son nom en hommage à son impact immense. Elle incarne le courage de l’athlète engagée qui a utilisé sa notoriété pour transformer la société.

 

 

Pauline RAMART-LUCAS (1880-1953) Chimiste – France

Deuxième femme de l’histoire à occuper une chaire de professeure à la Sorbonne, après Marie Curie, elle incarne l’une des plus belles ascensions de la science française. Née à Paris d’un père forgeron et d’une mère domestique, ouvrière fleuriste dans le quartier de la Sorbonne, elle conquiert son instruction par les cours du soir, aux portes de l’université qu’elle côtoie chaque jour sans pouvoir y entrer. Admise au laboratoire du chimiste Albin Haller à la faculté des sciences, elle gravit un à un tous les échelons : docteure en chimie organique en 1913, maîtresse de conférences en 1925, puis professeure titulaire de la chaire de chimie organique dans les années 1930. Ses travaux pionniers sur les relations entre spectres ultraviolets et structure des molécules font autorité et lui valent la Légion d’honneur ainsi que le prix international Ellen Richards. Révoquée par Vichy en 1941, elle s’engage dans la Résistance et poursuit ses recherches à l’Institut Pasteur ; à la Libération, elle siège à l’Assemblée consultative provisoire, où elle plaide pour le droit de vote des femmes, enfin acquis. Morte à Paris le 17 mars 1953, la petite fleuriste devenue professeure à la Sorbonne aura bientôt son nom inscrit sur la tour Eiffel, parmi les 72 femmes scientifiques appelées à rejoindre les 72 savants de 1889