10 JUILLET
Mary Jane McLEOD BETHUNE (1875-1955) Enseignante – Politique – États-Unis
Enseignante, militante de la lutte pour les droits civiques, elle est la fille d’anciens esclaves qui travaille dans les champs de coton dès l’âge de neuf ans. Contrairement à sa fratrie, elle parvient à intégrer une école d’où elle sort diplômée. Persuadée que l’accès à l’instruction pourrait mettre un terme aux inégalités raciales, Mary s’engage très vite pour l’éducation des jeunes noirs. Elle crée la « Bethune Cookman School ». Elle travaille pour Franklin D. Roosevelt, notamment lors de sa campagne électorale, et intègre le département national d’administration de la jeunesse des Affaires afro-américaines et devient alors la première femme noire à la tête d’un organisme fédéral. Grâce à des programmes scolaires spécifiques, 300 000 jeunes bénéficient de la formation ont fini par obtenir du travail. Ses combats multiples et notamment pour les droits des femmes et plus particulièrement des femmes noires, furent nombreux. Membre active de l’Association nationale des femmes de couleur jusqu’à sa mort en mai 1955, à soixante-dix-neuf ans. En 1935, elle fonde le Conseil national des Femmes Noires (NCNW) à New York. Ses combats lui ont valu le surnom de « Première Dame de la Lutte pour les Droits Civiques » Mary McLeod est donc la première femme afro-américaine à entrer au Congrès.
Hélène DUTRIEU (1877-1961) Aviatrice – Athlète – Belgique
Pionnière de l’aviation et championne cycliste, elle est l’une des premières femmes au monde à avoir fait de la vitesse un métier. Née à Tournai dans une famille modeste, elle quitte l’école à quatorze ans et se lance dans le cyclisme sur piste, où son talent éclate très vite : elle bat le record du monde de l’heure en 1893, puis remporte deux fois le championnat du monde de vitesse, en 1897 et 1898, ce qui lui vaut de la presse le surnom de « Flèche humaine ». Le roi Léopold II la décore de la croix de Saint-André pour ses exploits. Elle enchaîne ensuite les spectacles de cascade à bicyclette puis à moto, avec un numéro de saut de la mort qui fait le tour des music-halls d’Europe. En 1908, elle se tourne vers l’aviation naissante, s’initie sur un monoplan Santos-Dumont, puis sur un biplan Farman, et devient en 1910 la première Belge titulaire d’un brevet de pilote, la quatrième femme au monde. La même année, elle est la première aviatrice à voler avec un passager et à rester plus d’une heure en l’air. En 1911, elle remporte la Coupe Femina pour le plus long vol féminin de l’année, puis bat tous les hommes engagés à la Coupe du Roi à Florence. Ses tournées en Europe et aux États-Unis, où elle se produit en 1911 devant des foules immenses, font d’elle une célébrité, d’autant qu’elle fait scandale en avouant voler sans corset. Pendant la Première Guerre mondiale, elle conduit des ambulances puis dirige l’hôpital militaire de Val-de-Grâce à Messimy ; elle sera faite chevalier de la Légion d’honneur en 1913, première femme aviatrice à recevoir cette distinction. Devenue française par son mariage, elle travaille après-guerre comme journaliste et, à la fin de sa vie, crée la Coupe Hélène Dutrieu-Mortier, récompensant chaque année l’aviatrice française ou belge ayant accompli le plus long vol sans escale.

























