3 MAI
Bertha BENZ (1849-1944) Ingénieure – Allemagne
Elle fut la véritable force motrice et la première stratège marketing de la marque. En août 1888, sans l’autorisation de son mari et accompagnée de ses deux fils, elle entreprit le premier voyage longue distance de l’histoire (106 km) au volant de la Patent-Motorwagen.Ce périple audacieux visait à prouver au monde, et à son époux Karl Benz parfois trop hésitant, que l’automobile était une invention fiable et révolutionnaire. En chemin, elle fit preuve d’une ingéniosité technique incroyable : elle déboucha un tuyau de carburant avec son épingle à chapeau et utilisa sa jarretière pour isoler un fil électrique. Elle utilisa sa dot pour financer l’entreprise avant même leur mariage suggérant l’ajout d’un rapport de vitesse pour grimper les côtes. Elle inventa les premières garnitures de freins en demandant à un cordonnier de clouer du cuir sur les sabots de frein. Investisseuse pionnière dans l’amélioration de la mécanique, grâce à son audace, elle a transformé un prototype fragile en un succès commercial mondial, gravant son nom à jamais dans l’histoire de l’ingénierie.
Golda MEIR (1898-1978) Politique – Israël
Femme d’État, première femme à diriger le gouvernement d’Israël et troisième au monde à conduire un pays, elle fut de tous les commencements de son État. Née Golda Mabovitch à Kiev, marquée dans l’enfance par la peur des pogroms, émigrée à huit ans avec les siens à Milwaukee, aux États-Unis, elle devient institutrice et militante sioniste avant de partir en 1921, avec son mari, pour un kibboutz de la Palestine mandataire. Gravissant tous les échelons des institutions juives, elle est en 1948 l’une des deux seules femmes à signer la déclaration d’indépendance d’Israël — après avoir réuni aux États-Unis des fonds décisifs pour le jeune État. Première ambassadrice d’Israël à Moscou, ministre du Travail pendant les années d’intégration de centaines de milliers d’immigrants, puis ministre des Affaires étrangères — c’est alors qu’elle hébraïse son nom en Meir, « celle qui illumine » —, elle devient en 1969, à 71 ans, Première ministre : le monde découvre la « grand-mère d’Israël », redoutable négociatrice à la cigarette et au franc-parler légendaires. La guerre du Kippour d’octobre 1973, qui surprend le pays au prix de lourdes pertes, assombrit la fin de son mandat : blanchie par la commission d’enquête, elle choisit néanmoins de démissionner en 1974. Morte à Jérusalem le 8 décembre 1978, elle demeure l’une des figures politiques les plus marquantes du XXe siècle.

























