12 JUIN
Anne FRANCK (1929-1945) Écrivaine – Allemagne
Devenue un symbole mondial de la résistance humaine face à la barbarie. Née en Allemagne, elle se réfugie avec sa famille, en 1933 à Amsterdam aux Pays-Bas quand la seconde guerre mondiale menace d’éclater. Elle est contrainte de se cacher avec sa famille en 1942 dans l’« Annexe » d’un bâtiment d’Amsterdam pour échapper aux persécutions nazies. Pendant deux ans, elle y rédige son journal intime, qu’elle appelle affectueusement « Kitty », y consignant ses peurs, ses espoirs et ses réflexions d’une maturité exceptionnelle sur la nature humaine. Dénoncée et arrêtée en 1944, elle meurt du typhus au camp de Bergen-Belsen à l’âge de 15 ans, quelques semaines seulement avant la libération. Son père, Otto Frank, seul survivant de l’Annexe, publiera son journal en 1947 conformément au souhait de sa fille de devenir écrivaine. Traduit en plus de 70 langues, Le Journal d’Anne Frank demeure l’un des livres les plus lus au monde et un témoignage bouleversant sur l’horreur de la guerre vue à travers les yeux d’une adolescente. Elle incarne la voix brisée des millions d’enfants victimes du génocide. Son héritage est un plaidoyer universel pour la tolérance et les droits de l’homme, elle mourra à Bergen-Belsen à l’âge de 15 ans en 1945.
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Margherita HACK (1922-2013) Astrophysicienne – Italie
Également professeure et grande vulgarisatrice scientifique , elle est considérée comme l’une des plus importantes scientifiques italiennes du XXᵉ siècle et a consacré sa vie à l’étude des étoiles ainsi qu’à la diffusion des connaissances scientifiques auprès du grand public. Dès son enfance, Margherita Hack se passionne pour les sciences et les mathématiques. Après des études de physique à l’université de Florence, elle obtient son doctorat en 1945 avec une thèse consacrée à l’astrophysique. Elle s’oriente ensuite vers l’observation des étoiles et la spectroscopie, une technique qui permet d’analyser la lumière des astres afin de mieux comprendre leur composition et leur évolution. Au cours de sa carrière, elle mène des recherches sur les étoiles chaudes, les étoiles variables et les systèmes stellaires. Ses travaux sont publiés dans de nombreuses revues scientifiques internationales et lui valent une reconnaissance bien au-delà de l’Italie. En 1964, elle devient directrice de l’Observatoire astronomique de Trieste, une fonction qu’elle occupe pendant plus de vingt ans. Sous sa direction, l’établissement connaît un développement remarquable et devient un centre de recherche reconnu au niveau international. Elle favorise également les collaborations avec de nombreux laboratoires européens et américains. Margherita Hack enseigne à l’université et forme plusieurs générations d’astronomes. Convaincue que la science doit être accessible à tous, elle publie de nombreux ouvrages de vulgarisation et participe régulièrement à des émissions de télévision, des conférences et des débats. Elle se distingue aussi par son engagement en faveur de la liberté de pensée, de la laïcité, de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la protection des animaux. Son franc-parler, son sens de l’humour et sa capacité à expliquer des sujets complexes avec simplicité lui valent une grande popularité auprès du public. Au cours de sa vie, elle reçoit de nombreuses récompenses pour ses travaux scientifiques et son action en faveur de la diffusion des connaissances.
Lucila GAMERO DE MEDINA 1873-1964 Écrivaine – Honduras
Romancière et pionnière du féminisme en sa patrie, elle est la première femme du Honduras — et de toute l’Amérique centrale — à avoir publié des romans. Née à Danlí dans une famille aisée qui lui donne une éducation soignée, elle se passionne autant pour les lettres que pour la Médecine : l’université lui étant fermée parce qu’elle est femme, elle se forme malgré tout et reçoit du doyen de la faculté un diplôme de médecine et de chirurgie ; elle tiendra toute sa vie une pharmacie à Danlí, où elle soigne la population. En 1893, son roman « Adriana y Margarita » est le premier publié par une femme au Honduras ; en 1908 paraît son chef-d’œuvre, « Blanca Olmedo », histoire d’amour tragique et critique audacieuse des mœurs et du clergé de son temps, devenue un classique étudié dans toutes les écoles du pays. Suivront notamment « Páginas del corazón », « Aída », « Amor exótico », « La Secretaria » et « Betina », qui font d’elle la grande dame du romantisme centraméricain. Féministe engagée, cofondatrice du Comité féminin hondurien, elle représente son pays dans les congrès internationaux de femmes et milite pour le droit de vote des Honduriennes, qu’elle a la joie de voir accordé en 1955. Morte à Danlí en 1964, à 90 ans, la plume à la main jusqu’au bout, elle demeure la figure tutélaire des lettres honduriennes.

























